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Protéagineux Les prix se redressent

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L’interprofession des protéagineux veut promouvoir les pois et les féveroles pour les semis 2007 car les prix redeviennent attractifs et le marché à l’export est relativement ouvert.

Après de fortes déceptions de rendement au cours des récoltes 2005 et 2006, l’Unip, interprofession des protéagineux, craint que les agriculteurs se détournent encore davantage des pois protéagineux et des féveroles au moment des semis de printemps 2007. Les surfaces de protéagineux avaient déjà baissé de 22 % en 2006 pour se limiter à 330 000 ha en France. L’Unip attire l’attention des producteurs sur la hausse des prix des protéagineux, qui sont aujourd’hui supérieurs de plus de 25 % à ceux de la récolte précédente. Ainsi, le pois standard destiné à l’alimentation animale a atteint 155 euros par tonne en prix départ Marne et s’y tient depuis 3 mois. « Certes, la hausse des cours est largement consécutive à celle des céréales, mais le pois maintient un écart positif de 15 à 20 euros par tonne par rapport au blé », souligne l’Unip dans un communiqué daté du 15 janvier.

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La demande égyptienne restera élevée, selon l’Unip

Les prix en pois jaune pour l’export vers le sous-continent indien se sont stabilisés autour de 165 euros par tonne rendu Rouen. Quant à la féverole de qualité « alimentation humaine » pour le marché égyptien, elle atteint 220 euros par tonne rendu Rouen, du fait de la faible récolte australienne et d’une mauvaise qualité de la féverole anglaise. « Pour la récolte de 2007, la demande égyptienne restera élevée, les stocks mondiaux sont faibles et les prix proposés sont déjà très attractifs (200 euros/tonne). Tout milite pour semer de la féverole ce printemps », insiste l’Unip qui considère que les agriculteurs français sont particulièrement bien placés pour fournir des pois de bonne qualité visuelle et exempts de bruches. De plus, l’interprofession rappelle qu’introduire des protéagineux dans un assolement, « c’est aussi économiser des intrants et améliorer la rentabilité du blé ou du colza dès l’automne prochain ».