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Production d’œufs Les producteurs demandent du temps pour mettre leurs bâtiments aux normes

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Dans un contexte de volatilité du cours des matières premières agricoles, les producteurs demandent du temps pour mettre leurs bâtiments aux normes exigées par l’Union européenne.

La volatilité du cours des matières premières agricoles rend les perspectives du marchés de l’œuf plutôt incertaines. La France reste le premier producteur d’œufs en Europe avec 14,5 milliards d’œufs produits en 2007, d’après une enquête de l’Institut technique de l’aviculture (Itavi) présentée lors de l’assemblée générale du Comité national pour la promotion de l’œuf organisé le 6 novembre à Paris. Début 2008, les cours se sont maintenus à un bon niveau après deux années consécutives de hausse mais sont passés sous leur niveau de 2007 depuis le mois de juin. Selon les modes de calcul, la cotation s’établit entre +2 et - 5% en 2008. Les estimations de l’Itavi montrent que le prix de l’aliment pour poules pondeuses a augmenté de 50 % entre 2006 et juillet 2008, celui de la poulette prête à pondre de 23 % et le coût de production de l’œuf de consommation entre 25 et 30%, selon les modes d’élevage. Avec la baisse du cours des matières premières agricoles, les prix de l’aliment ont entamé un début de repli au mois de septembre.

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1 milliard d’euros d’investissement pour adapter les élevages

Dans ce contexte, l’obligation imposée par une directive de 1999 de l’Union européenne de faire évoluer les cages actuelles des poules pondeuses avant 2012 inquiète d’autant plus la filière. Aujourd’hui, seuls 5 à 10% des bâtiments sont aux normes en France. La modification des installations existantes nécessite d’après le CNPO un investissement d’un milliard d’euros. « Nous souhaitons donc une mise en œuvre progressive de cette nouvelle directive afin de permettre l’amortissement des investissements en cours », a demandé Roland Burban, président de la section œufs de l’Union des groupements de producteurs de viande de Bretagne (UGPVB). Les producteurs craignent que, sans ce délai, la production française baisse au profit des importations.