Le congrès de la Cnaoc, le 27 mai, a été l’occasion pour différents organismes représentants les signes de qualité de faire le point sur leurs positions communes concernant la place du développement durable dans les appellations d’origine. La création d’un comité de liaison sur la question a été décidée.
«On a tort de vouloir séparer les signes de qualité et l’environnement ; dans l’esprit du consommateur le concept de qualité ne peut pas faire fi du développement durable », a déclaré Christian Paly, président de la Cnaoc (Confédération nationale des producteurs de vins AOC), en conclusion du congrès de son organisation le 27 mai dans le Beaujolais. Les participants (Label rouge et Comité national des appellations d’origine laitières) de la table ronde consacrée au développement durable leur incompréhension que les pouvoirs publics s’opposent systématiquement à l’introduction dans le cadre d’une démarche volontaire de mesure environnementales dans le cahier des charges des signes de qualité. Christian Paly a donc annoncé la mise en place d’un comité de liaison entre les différentes organisations représentantes des signes de qualité pour défendre des positions communes devant les pouvoirs publics.
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Les signes de qualité ont un impact positif sur l’environnement
En même temps, a relativisé Henri Baladier vice-président de la fédération Label rouge, « lorsqu’un organisme de défense et de gestion (ODG) décide de diminuer la densité de l’élevage d’une appellation, c’est du développement durable sans le dire ». Le Grenelle de l’environnement a prévu une certification environnementale des exploitations (la définition des indicateurs est encore en cours d’élaboration au ministère de l’Agriculture) avec un objectif de 50 % d’exploitations certifiées en 2012. Par ailleurs, la Commission européenne pourrait introduire dans son livre vert – dont la parution est prévue pour le mois d’octobre – un critère de durabilité lié aux appellations d’origine. « Mais laissons ces démarches se faire de manière volontaire », a prévenu Agnès Laszczyk, directrice de la fédération Label rouge. Le ministère de l’Agriculture envisage de mettre en place des chartres d’engagement volontaire en dehors du cahier des charges avec la possibilité d’une extension à l’ensemble des producteurs de l’appellation dans le cas où les producteurs auraient intégré déjà à plus de 50 % ces pratiques.