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Fédération nationale des producteurs de légumes Les producteurs veulent avoir leur place dans le 2e pilier de la Pac

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À l’ouverture de leur 50e congrès, le 19 octobre à Perpignan, les producteurs de légumes de la FNPL attendaient du ministre de l’Agriculture qu’il adopte le plan d’adaptation des exploitations légumières conçu par la FNPL il y a environ un an. Principal dispositif : permettre aux maraîchers de bénéficier du second pilier de la Pac.

Jusqu’à présent, la production légumière est soutenue uniquement par le premier pilier, à travers l’organisation commune de marché. L’OP (organisation de producteurs) en est la pierre angulaire et les fonds sont accordés sous forme d’appuis à l’innovation et à la commercialisation des produits.

La Fédération nationale des producteurs de légumes compte « anticiper » (c’est le thème de son congrès) l’évolution de la Pac vers une importance accrue donnée au second pilier, c’est-à-dire le développement rural.

Zones de compensation écologiques

C’est dans ce cadre nouveau, mais encore vide, que la FNPL veut s’inscrire, en avançant son plan d’adaptation. Ce plan est marqué au signe du développement durable, étant axé sur le soutien à la viabilité économique (modernisation des serres et autres outils de production), l’emploi et les mesures agri-environnementales.

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S’agissant de ces dernières, la FNPL attendait vivement de Dominique Bussereau qu’il valide, pour l’immédiat, deux d’entre elles, proposées par l’association. Elles portent notamment sur la mise en place de zones de compensation écologiques entre les parcelles légumières pour y abriter des prédateurs des parasites. L’Inra apporterait son concours et s’enrichirait en retour de ce genre de mesures.

Exemption à l’interdiction des ententes

Pour la suite, le recours souhaité au second pilier serait la mise en place d’un dispositif de gestion de crise, bénéficiant d’une « exemption à l’interdiction des ententes ». Les producteurs voudraient pouvoir s’échanger des données sans tomber sous le coup de la loi.

Non sans une certaine impatience, les producteurs voient le plan « serres » en panne, selon Angélique Delahaye, présidente de la FNPL. Ce plan, qui devrait être inspiré par le rapport de Philippe Mauguin, sur la modernisation, la conception « de ce que doit être la serre d’aujourd’hui », peu gourmande en énergie et équipée en équipements d’énergies renouvelables (bois-énergie ou paille, etc.), se fait toujours attendre.