Abonné

UE/Etiquetage nutritionnel Les professionnels du vin saluent l’exemption temporaire accordée à leurs produits

- - 3 min

Les professionnels du vin de l’UE accueillent avec satisfaction la ratification par le Parlement européen du règlement sur l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires qui accorde une exemption temporaire pour les vins et autres boissons alcoolisées des mentions obligatoires sur les étiquettes de la liste des ingrédients et de la déclaration nutritionnelle.

Le Comité européen des entreprises de vins européens (CEEV) se félicite de l’adoption par le Parlement européen du règlement sur l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires et en particulier le fait que celui-ci accorde une exonération temporaire de l’obligation d’étiquetage et de l’étiquetage nutritionnel pour les vins et les autres boissons alcoolisées. « Cela confirme la nécessité de prendre pleinement en compte les spécificités du secteur du vin », a notamment déclaré José Ramon Fernandez, secrétaire général du CEEV. Il a expliqué que le vin est un produit agricole « qui fait l’objet d’une législation européenne harmonisée exhaustive dans le cadre de la Politique agricole commune, qui couvre toutes les étapes du vignoble jusqu’à la bouteille ». Il a également souligné que, contrairement à d’autres denrées alimentaires et boissons, « le vin n’est pas fait pour une recette de fabrication fixe ». Selon Ramon Fernandez, « chaque vin est unique » car il subit des changements d’une année à l’autre selon les conditions naturelles et les caractéristiques de chaque récolte. Mieux : sa composition finale et ses valeurs nutritionnelles ne peuvent être connues que très peu de temps avant la mise en bouteille. « Ce qui rend les modifications dans l’étiquetage tout à fait disproportionnées pour un secteur composé par une écrasante majorité de petits et moyens producteurs », estime le responsable du CEEV.

Spécificités d’un secteur dominé par les PME
Selon le texte adopté par le Parlement européen à l’issue de longues discussions tripartites (Conseil/Parlement/Commission européenne), au plus tard trois ans après l’entrée en vigueur du règlement, la Commission européenne devra élaborer un rapport concernant l’application des dispositions en matière de liste des ingrédients et de déclaration nutritionnelle aux boissons alcoolisées, indiquant si celles-ci devraient à l’avenir être soumises, en particulier, aux exigences applicables en matière d’information sur la valeur énergétique et précisant les motifs justifiant les éventuelles exemptions. Elle examinera à cette occasion s’il y a lieu de proposer une définition des «alcopops». La Commission devra accompagner ce rapport d’une proposition législative fixant, le cas échéant, les règles en matière de liste des ingrédients et de déclaration nutritionnelle pour ces produits. Le CEEV se dit disposé « à collaborer » avec la Commission européenne dans ce type de travaux, ainsi qu’en ce qui concerne les critères de lisibilité des étiquettes ou encore l’utilisation de pictogrammes et de symboles. « Les défis à venir sont complexes et susceptibles d’avoir un impact majeur sur notre secteur, si les spécificités de nos produits et du secteur ne sont pas pleinement prises en considération », a indiqué Lamberto Gancia, le président en exercice du CEEV.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

étiquetage nutritionnel
Suivi
Suivre