Abonné

Vins Les Provence résistent à la crise

- - 3 min

Avec une progression à l’export de 8 % en 2009, les vins de Provence se distinguent sur un très mauvais millésime pour les vins français à l’étranger (-9,9 %, selon la FEVS). Les vins de Provence profitent d’un marché mondial en hausse d’environ 2 % par an et ont dégagé un chiffre d’affaire d’environ 745 millions d’euros l’an passé.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 4,5 millions d’hectolitres produits en 2002, près de 6,8 millions en 2009. Selon le conseil interprofessionnel des vins de Provence (CIVP), la production a augmenté de 13 % en quatre ans et de 62 % en huit ans ! Preuve s’il en est que la demande pour le rosé ne faiblit pas. Un repère : la production française des vins AOC rosés a atteint 2,9 millions d’hectolitres en 2009.
Selon Michel Couderc, directeur du Centre du rosé, le chiffre d’affaires des vins de Provence a atteint environ 745 millions d’euros en 2009. La dernière estimation précise remonte à 2007, avec un chiffre d’affaires de 650 millions d’euros. Ce qui donne une progression de 15 % sur deux ans.

Bons résultats en France
En France, le rosé a poursuivi sa progression régulière depuis 1990. En 2009, il représente 24,7 % des vins vendus en GMS et 22 % (février) à 28 % (juillet) des volumes vendus en CHR. A noter, en 2008/2009, le vrac représente 58 % de la première mise en marché en Provence, contre 40 % en moyenne en France. Les volumes commercialisés ont décru de 1 % par rapport à 2008, et les rosés représentent 88 % des volumes. La récolte 2009 est comparable à celle de 2008. Le CIVP estime la demande dynamique en ce début d’année 2010. La campagne de communication prévue pour cet été mise sur la sensualité en filant une métaphore dans le registre de la séduction, après plusieurs années ciblées sur l’instant de consommation. Dans le même temps, le bassin de Provence se mobilise pour faire reconnaître sa particularité et pour ne pas être intégré à un grand bassin Rhône Provence.

En progression à l’export
La part à l’export, 11 % du volume, a progressé de 8 % en 2009, malgré la crise. « On a perdu des volumes sur des marchés où les prix sont bas, mais la valorisation a été meilleure sur d’autres circuits », précise Michel Couderc. Les principaux marchés à l’export restent en Europe avec 22 % des volumes exportés en Belgique, 20 % en Suisse et 14 % en Allemagne. D’après le CIVP, les volumes sont restés stables en 2009 sur ces trois destinations et la tendance des prix était même à la hausse en Suisse et en Belgique. Comme pour l’ensemble des vins français, la Chine a été l’un des marchés les plus porteurs en 2009, même si les volumes exportés vers cette destination restent faibles au regard d’autres marchés. A noter, la tendance à la hausse des volumes exportés aux Etats-Unis, même si les prix, eux, sont tirés à la baisse. Le conseil interprofessionnel des Vins de Provence croit beaucoup aux perspectives de l’export, misant notamment sur la notoriété du terme Provence à l’étranger. Des actions sont notamment prévues aux Etats-Unis et au Québec pour développer ces marchés.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.