L’Assemblée des régions européennes viticoles (Arev) a effectué durant la dernière semaine de novembre des démarches auprès des parlementaires européens à Bruxelles, en vue de déposer des amendements en faveur de la viticulture en forte pente. « Les enjeux de territoire et d’environnement sont affichés comme une ambition de la future Pac. Cependant la viticulture en forte pente et en coteaux, particulièrement emblématique à cet égard, n’est jamais mentionnée », déplore-t-elle. « Faute d’encouragements et de soutiens, nombre de ces vignes, joyaux des patrimoines régionaux européens, sont abandonnées », a-t-elle exposé aux eurodéputés. L’Arev leur propose d’introduire dans les textes de la nouvelle Pac des amendements permettant à cette viticulture singulière de renforcer sa double performance environnementale et économique. Par exemple une aide au titre de l’ICHN (Indemnité compensatoire d’handicaps naturels) et des soutiens à l’investissement. « Il faut aider cette viticulture exposée à une vraie déprise à effectuer sa transition vers des technologies adaptées au handicap, comme les automoteurs et les drones, et vers la viticulture de précisions », a plaidé l’Arev. La viticulture en forte pente représente environ 10 % des surfaces viticoles de l’UE. « Sur les fortes pentes, sans la vigne, il n’y aurait aucune autre culture, pas d’emploi, car aucune entreprise n’aurait l’idée de s’implanter sur des pentes à plus de 30% », a-t-elle expliqué. Enfin, il n’y aurait « pas de vie culturelle non plus, car elle ne se développe que dans un climat de prospérité ».
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