Les acteurs français de l’apiculture sont en train de travailler à la construction d’une interprofession, selon l’Unaf (Union nationale de l’apiculture française) et le SNA (Syndicat national d’apiculture), le 9 novembre. Durant le quinquennat précédent, plusieurs réunions avaient été organisées en ce sens, mais elles n’ont jamais abouti. Selon les syndicats, les raisons ne semblent pas les mêmes. La méthode (temps et rythme imposé) n’était pas bonne, explique Frank Alétru, président du SNA. Pour sa part, l’Unaf estime que « l’interprofession jusqu’à ce jour n’a pu se mettre en place car elle était dictée par le ministère de l’Agriculture et ne correspondait pas aux attentes d’une grande majorité des apiculteurs. » Et d’ajouter : « Nous ne sommes pas contre la constitution d’une interprofession apicole. […] Nous refusons qu’elle soit dictée par les pouvoirs publics et certains syndicats agricoles peu représentatifs de notre filière ». Pour cette nouvelle tentative de rassemblement, le SNA précise que « tous les membres de l’amont et la DGAL » sont présents.
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La reprise des réunions à cette période n’est pas anodine. Depuis quelques semaines, l’institut technique de l’abeille (Itsap) ne cache plus ses difficultés financières. Le 2 novembre, ses représentants demandaient à l’État un soutien exceptionnel sans quoi l’institut pourrait mettre la clé sous la porte. Pour d’autres filières agricoles, ces instituts techniques spécialisés sont financés en partie par des cotisations volontaires obligatoires (CVO) collectées par les interprofessions. À la question de savoir si l’hypothétique interprofession apicole aurait vocation, entre autres, à financer une partie de l’Itsap, Frank Alétru répond que l’Itsap pourra répondre aux appels à projet de l’interprofession.