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RESTRUCTURATIONS/PORC Les salariés de Gad bientôt fixés sur leur sort

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La justice se prononcera 16 octobre sur le plan de reprise de l'abattoir porcin Gad de Josselin (Morbihan) par la SVA Jean Rozé, filiale de production de viande d'Intermarché, a indiqué l'AFP à l'issue d'une audience au tribunal de commerce de Rennes. Selon les représentants du syndicat CFDT présents « le tribunal devrait accepter ce plan », qui prévoit de reprendre 530 salariés sur 755 aujourd'hui sur le site de Josselin. Les deux autres sites de Gad SAS à Lampaul-Guimiliau (Finistère), qui emploient 71 personnes au total, l'unité « salé fumé » (58 postes) et l'unité « graisse animale » (13 postes), ne sont pas concernés par le plan de reprise et devraient être mis en liquidation. Le président de la SVA Jean Rozé, Dominique Langlois, a indiqué à la presse qu'il avait exposé au tribunal la volonté de son groupe de « structurer une filière porcine durable » avec la reprise de Gad. Ce dernier envisage pour cela d'investir 20 millions d'euros avec l'objectif d'un retour à l'équilibre dans un an et demi, malgré un « contexte difficile marqué notamment par l'embargo russe ». Sur la question des effectifs, Dominique Langlois a confirmé le chiffre de 530 postes (soit 23 de plus que dans l'offre initiale de la SVA Jean Rozé) « pour faire tourner l'établissement dès le 20 octobre ».

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De son côté, Patrick Piguel, délégué syndical central CFDT de Gad, a souligné « le prix social élevé » de ce plan, tout en estimant que la SAV Jean Rozé, qui « arrive comme sauveur », est le seul opérateur capable de reprendre une société comme celle-là. Les représentants syndicaux s'interrogeaient en outre sur « le calendrier très serré » souhaité par le repreneur pour la mise en oeuvre du plan social, avec des lettres de licenciement qui pourraient arriver dès ce week-end, alors que « la tension commence à monter » chez les salariés, selon Patrick Piguel.