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Volailles Les solutions de l’Inra-Itavi pour améliorer la compétitivité de la filière avicole en 2025

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Au terme de la prospective menée sur la filière avicole à l’horizon 2025, l’Inra (Institut national de recherche agronomique) et l’Itavi (Institut technique de l’aviculture) ont exposé le rapport final de leurs travaux lors d’un colloque à Tours, le 20 octobre. À partir de l’état des lieux de la filière en 2009, un groupe de travail a élaboré quatre scénarios pour 2025 afin de prévenir les risques auxquels la filière avicole pourraient être confrontée. Le point sur les solutions proposées.

Mettre au point un réel outil de décision pour la filière avicole d’ici 2025, c’est le but de l’opération menée par une équipe mixte Inra (Institut national de la recherche agricole) et Itavi (Institut technique de l’aviculture) à partir des scénarios élaborés par un groupe de travail composé de professionnels de la filière avicole depuis début 2008. Trois grands axes de réflexion ressortent du rapport final : la structuration de la filière, les politiques publiques ainsi que la recherche et le développement.

Rôle accru des coopératives
Dans le cadre de la restructuration, les coopératives agricoles pourraient avoir une place primordiale notamment en ce qui concerne la mise en place de démarches de développement durable et une meilleure intégration de la logique de la demande. Une nouvelle forme de contractualisation avec notamment l’introduction des exigences environnementales dans les contrats, pourrait être une solution à envisager. Enfin, l’accent a aussi été mis sur l’importance d’un équilibre entre démarches individuelles et collectives à l’avenir. L’exemple de la mutualisation des outils d’abattage éclaire cette idée. À titre individuel, ceci permettrait à chaque éleveur de faire abattre ses animaux dans l’abattoir le plus proche de son atelier. Quant à la gestion collective d’outils industriels, elle permettrait la mise en place de circuits courts.

Restructuration et protection
Selon les travaux de l’Inra-Itavi, il serait intéressant de considérer à nouveau des politiques publiques de protection du secteur. Qu’elles soient tarifaires en instaurant des droits de douane à l’importation dans l’Union européenne, ou bien non tarifaires en renforçant les normes en termes d’environnement, de bien-être animal ou d’exigences sanitaires.
Enfin, la recherche et développement devrait s’avérer utile pour la filière en 2025. Ceci passera notamment par la mise au point de nouveaux indicateurs de durabilité (pour caractériser objectivement des pratiques d’élevage) de qualité et de bien-être animal. Il s’agit également de rechercher de nouveaux produits végétaux ou sous-produits d’autres productions pour l’alimentation animale. Enfin, les recherches biologiques accrues pour maîtriser les risques sanitaires sont également une piste primordiale. Autant de solutions à envisager pour appréhender le futur proche. A ce propos, Madeleine Douaire, directrice scientifique adjointe de l’INRA, secteur animal et produits animaux précise : « Ces conclusions restent des pistes de réflexion à envisager. Ce ne sont en aucun cas des conseils donnés par les chercheurs depuis leur labo aux professionnels de la filière. »

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