S’estimant écartées du processus engagé depuis plusieurs mois par l’Etat pour réformer les offices agricoles, les organisations syndicales (FO, CFTC, CFDT, CGT, CGC) se mobilisent. A leur appel, plus de 300 personnes se sont rassemblées en assemblée générale commune le 4 mai à Paris. Les syndicats se sont déclarés prêts à « hausser le ton » si une négociation sur l’avenir des offices ne parvient pas à s’engager avec le gouvernement .
L’inquiétude monte. A moins de deux mois de la présentation par le gouvernement de la réforme des offices agricoles, les syndicats des 12 établissements concernés (1) ont sonné le rappel pour dénoncer « le flou » entretenu par leurs ministères de tutelle (Agriculture, Finances) sur leur avenir. Devant plus de 300 agents rassemblés à la Bourse du Travail à Paris le 4 mai, les responsables des organisations syndicales se sont inquiétés d’une réforme qui « se fait à leur insu », citant la récente création d’un groupe de travail assurant la formation de contrôleurs communs à l’Ofival et à l’Onilait. Les agents soupçonnent le ministère de l’Agriculture de ne pas leur livrer toute l’information qu’il a en sa possession, notamment un rapport rédigé par les inspecteurs généraux de la rue de Varennes (Coperci) sur les incidences, en terme d’emploi notamment, des différents scénarios de réforme.
Manifestation ou grève ?
Les organisations syndicales demandent l’ouverture d’une négociation avec les pouvoirs publics et se déclarent prêtes à « hausser le ton » si aucune avancée n’était obtenue lors de la rencontre prévue le 7 mai au cabinet d’Hervé Gaymard. Les syndicalistes font monter la pression en indiquant que leur mécontentement pourrait s’exprimer de différentes manières : l’organisation d’une grande manifestation, le blocage des conseils de direction des offices ou des conseils d’administration de l’Acofa (Agence centrale des offices agricoles), voire une « grève du zèle » ou une grève des paiements des aides. Les syndicats réitèrent leurs revendications, parmi lesquelles : le maintien des emplois et des postes budgétaires, généralisation du statut « fonction publique » pour tous les agents, le maintien des offices au plus près de leurs sites actuels.
Pour l’heure, le scénario privilégié par les pouvoirs publics semble être le rassemblement des offices en trois pôles (grands cultures, élevage, productions spécialisées), associant ou jouxtant une structure de paiement des aides directes.
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Les offices emploient environ 2500 agents (dont 700 fonctionnaires).
(1) Acofa, Firs, Inao, Odeadom, Ofimer, Ofival, Onic, Oniflhor, Onilait, Oniol, Onippam, Onivins.