La jeune marque de conserves utilisant légumes bio et locaux mobilise deux leviers différents pour se financer : une levée de dette auprès du grand public et une levée de fonds en capital auprès de business angels.
Bio, local et végétal : le triptyque sur lequel repose la marque Les Trois chouettes est dans l’air du temps. C’est aussi un solide argument pour collecter les 800 000 euros que ses fondatrices, Elodie Germain (ex-journaliste et fondatrice de l’événement culinaire parisien les Heures heureuses) et Delphine Dubois (ex-Procter & Gamble), recherchent cette année. La première phase est déjà bien entamée, sous la forme d’une levée de dette sur la plateforme de financement participatif Miimosa (en simultané sur Miimosa Transition) de 200 000 euros, dont l’échéance est fixée à la fin du mois d’août. Près de 85 000 euros ont déjà été levés fin juillet. Et au second semestre 2019, les fondatrices tourneront vers des business angels pour lever 600 000 euros en capital.
Grâce à ces financements, « nous allons pouvoir renforcer nos capacités de production, embaucher un chef d’équipe pour gérer les deux lignes de production et lancer de nouvelles recettes », explique Elodie Germain. La marque commercialise actuellement des pickles (10 recettes), des mezzes (4 recettes) et des ketchups (3 recettes) sous forme de conserves pasteurisées. « Nous nous plaçons clairement comme acteurs de la transition alimentaire en cours actuellement en misant sur les ingrédients biologiques, les productions locales et le végétal », souligne Elodie Germain. La co-fondatrice est persuadée du potentiel que représentent les produits à la fois bio, locaux et végétaux.
Acteur de la transition alimentaire
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La marque a le soutien de Carrefour, qui veut prendre part à la « transition alimentaire ». Ce soutien prend la forme d’une contribution de 50 000 euros dans le cadre de la levée de dette en cours et d’un futur référencement des produits dans les magasins Carrefour bio. Dans le cadre de ce projet, les produits seront commercialisés sous la marque Mazette, en cours de développement, et qui sera destinée aux GMS.
Actuellement, les produits à la marque Les Trois chouettes sont commercialisés dans 550 magasins spécialisés biologiques. 90 000 bocaux ont été produits l’année dernière dans l’atelier du MIN de Rungis, pour un chiffre d’affaires de 350 000 euros. Selon les prévisions des dirigeantes, le chiffre d’affaires devrait atteindre 700 000 euros en 2019, puis 1,4 million d’euros en 2020.