La filière du champagne a enregistré une chute de 18 % de ses expéditions en 2020, soit une perte d’environ un milliard d’euros, mais elle a évité l’effondrement de 30 % qu’elle redoutait, « grâce aux expéditions de fin d’année ». Tel est le constat dressé par le Comité champagne, l’interprofession du vignoble, encore appelé Comité interprofessionnel du vin de Champagne (CIVC), lors d’une conférence de presse le 26 janvier. Le comité anticipait 230 millions de bouteilles vendues, or les expéditions ont atteint 245 millions de bouteilles. « Les expéditeurs ont fait preuve de réactivité. Ils ont rapidement adopté des systèmes d’expédition comme le click and collect », a commenté Maxime Toubart, co-président du CIVC.
Au regard des performances économiques constatées, le Comité champagne a décidé de sortir de la réserve interprofessionnelle l’équivalent de 400 kilos de raisin par hectare pour le tirage en bouteilles à partir du 1er février. Le rendement commercialisable ayant été fixé à 8 000 kg à l’hectare, le volume tirable s’élèvera donc à l’équivalent de 8 400 kg/ha. On se souvient qu’après d’âpres négociations entre viticulteurs et négociants en juillet-août, l’interprofession avait fixé le rendement commercialisable au niveau exceptionnellement bas de 8 000 kg/ha.
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Les professionnels ont été surpris par la relative résistance de certains marchés européens à l’export : Belgique (-5 %), Allemagne (-15 %), Suisse (-9 %). « Le pays le plus surprenant est l’Australie, par la hausse de ses achats de champagne de 14 % », a relevé Jean-Marie Barillère, co-président du CIVC. Le marché français a quant à lui plongé de 20 %. Les professionnels sont plutôt confiants dans la reprise du marché. Ils misent sur un retour en force de l’esprit festif à la fin de la crise sanitaire.