Les Vignerons coopérateurs de France (CCVF) ont réagi, dans un communiqué du 26 septembre, aux déclarations du ministre de l’Agriculture (22 septembre) demandant de stopper la spéculation à la baisse des prix du vin. «Les prix bas pourraient entraîner un appauvrissement de l’ensemble de la filière», estime le syndicat. «Il est dans l’intérêt général qu’un retour à la normalité des prix soit établi. Nos collègues italiens ont fait des déclarations qui vont dans le même sens et nous allons rechercher une solution européenne à ce débat dans le cadre du Copa-Cogeca», poursuit la CCVF. «Pour les vins de pays, les vins de cépage et pour les AOC, les prix doivent se négocier largement au-dessus» de 3 euros le degré hectolitre. Quant au vin de table, pour éviter que les excédents ne pèsent sur les cours (les stocks s’élèvaient à 3 millions d’hectolitres fin juillet), les Vignerons coopérateurs préconisent de les distiller en ayant recours à la distillation «alcool de bouche» (article 29 de l’OCM). Enfin, ces derniers réaffirment leur «souci de créer dans la durée des partenariats production-négoce qui favorisent la stabilité des prix d’une année sur l’autre, condition nécessaire pour être performant sur les marques à l’exportation notamment».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.