La Confédération européenne des Vignerons Indépendants (Cevi) soulève les difficultés techniques et économiques de l’étiquetage nutritionnel pour le vin, dans un communiqué du 27 avril faisant suite à son assemblée générale qui s’est tenue le 20 avril à Vila Vipolže, en Slovénie. La Commission européenne laisse un an aux professionnels du vin, de la bière et des spiritueux pour présenter une proposition d’autorèglementation en matière d’étiquetage nutritionnel. Or, « imposer un étiquetage nutritionnel c’est faire peser sur les producteurs une charge complètement inutile : le vin, produit naturel, est déjà suffisamment réglementé quant à ses méthodes de production et d’étiquetage », indique la Cevi. L’étiquetage nutritionnel « pose un problème structurel aux vignerons indépendants », car leurs raisins « possèdent des caractéristiques différentes chaque année, en fonction des conditions météorologiques et de bien d’autres facteurs », précise-t-elle. Le vigneron indépendant « devra donc modifier son étiquetage tous les ans, puisque le produit final n’est pas constant. Ceci représente une contrainte et un coût totalement disproportionnés pour une mesure à l’efficacité contestable ». Une efficacité d’autant plus douteuse, selon les Vignerons Indépendants européens, « qu’en matière de vin, l’ajout d’informations supplémentaires n’est pas la clef d’une consommation saine », a souligné Thomas Montagne, président (réélu) de la Cevi, à l’issue de l’AG du 20 avril.
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