La Sopexa inaugure un baromètre des marchés du vin en interrogeant 1 500 professionnels du vin dans seize pays consommateurs. Premier enseignement : les vins français ont encore de sérieux atouts, notamment pour leurs appellations d’origine. Les résultats de ce premier baromètre seront analysés lors d’une Conférence au salon Vinexpo le 24 juin.
Rien ne devrait empêcher les vins d’appellation de cohabiter avec les vins de cépage sur le marché mondial. C’est ce que révèle, entre autres, une enquête menée par la Sopexa sur environ 1 500 acteurs (importateurs-distributeurs) opérationnels répartis sur 16 grands pays consommateurs.
Appellations prisées en Asie
Le résultat de ce premier baromètre intitulé « Wine Trade Monitor » tranche avec l’idée convenue selon laquelle les vins de cépage domineraient la demande sur le marché mondial. Les appellations seraient notamment très prisées dans les pays de l’Asie du Sud Est (Singapour, Inde, Corée, Chine). Autre enseignement de ce baromètre, l’émergence d’une demande pour les vins bio (Canada, Japon, USA, Danemark…). Alors que leur part de marché est à peine de quelques pour cents, plus de 255 % des personnes interrogées déclarent déceler une vraie demande. Au Canada, par exemple le monopole de distribution vient d’ouvrir une branche spécifique aux vins bio. Les vins rosés semblent également intéresser les opérateurs comme un marché en développement.
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Un opérateur sur deux est optimiste
Concernant la conjoncture elle-même, 47,5 % des personnes interrogées ont une opinion plutôt positive sur les marchés en 2009. Les pays où l’optimisme est dominant sont la Chine, l’Inde, les Pays Bas et Hong Kong. Globalement, le message est donc plutôt optimiste pour les marchés en général et les vins français en particulier. À deux conditions principales, affirment les spécialistes de la Sopexa : que la France tire mieux profit des opportunités en matière de vins de cépage ; qu’elle parvienne à proposer des vins d’entrée de gamme. Quant à la promotion, les opérateurs français auront la possibilité d’utiliser les 32 millions d’euros que l’Europe doit affecter à la France pour la promotion de ses vins hors de l’Union.