La filière viticole bourguignonne joue sur un parallèle entre culture du thé en Chine et culture du vin en Bourgogne pour développer les liens commerciaux avec cette région d’Asie, dont les achats explosent. Le nombre de bouteilles exportées en Chine est passé de 56 000 en 2003 à 696 000 en 2010, pour une valeur de 4,825 millions d’euros, selon le BIVB, l’interprofession bourguignonne, partenaire de l’opération. Sur les sept premiers mois de 2011, les volumes exportés ont bondi de 93%. « Lorsque nous parlions de la notion de terroirs (…), les Chinois comprenaient plus facilement car ils ont la même chose avec le thé », explique Jean-Pierre Renard, consultant et spécialiste des vins de Bourgogne, à l’origine du projet. « Il s’agit de faire un lien entre deux boissons mythologiques », poursuit-il. Il ne cache pas que c’est une façon de « mettre un pied en Chine » et d’y « développer notre présence ». Début novembre, une délégation de producteurs de thé et de représentants officiels de la province du Fujian sera en Bourgogne pour rencontrer les producteurs de vin et « échanger sur leur approche respective des terroirs et des moyens à mettre en œuvre pour les sublimer ». L’ouverture d’une Ecole des vins dans la province du Fujian et l’installation d’une Ecole des thés en Bourgogne font partie du projet. En avril 2012, une délégation de producteurs de vin de Bourgogne sera accueillie dans la Province de Fujian.
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