La loi dite de la vigne et du vin, adoptée en juillet 2003 par le parlement espagnol, avait introduit plus de souplesse par rapport à la loi précédente, vieille de 40 ans, et permis aux producteurs de segmenter leur offre en différents niveaux de qualité : « vino de la tierra », « vino de denominacion de origen » ou « vino de mesa ». Depuis, le ministre de l’Agriculture, Miguel Arias Cañete, a fait une nouvelle proposition destinée à renforcer le marché export, qui représente 31 % de la production totale. Il s’agirait d’introduire une marque de garantie, « Vino de España », qui s’ajouterait, sur les étiquettes, aux appellations « vino de la tierra » ou « vino de denominacion de origen ». « La mesure a été plutôt bien accueillie car il est certainement plus facile de vendre un vin hors d’Espagne sous ce label générique que sous celui de nos 64 appellations d’origine », explique Rafael del Rey, directeur général de la Federacion Española del Vino. Les critères d’obtention de la marque n’ont toujours pas été définis et la perspective des élections législatives du 14 mars prochain a mis le dossier entre parenthèses. Toujours est-il que l’idée d’une marque de garantie « Vino de España » a été mieux accueillie par le secteur que celle lancée il y a trois ans par la FEV qui proposait la création d’une appellation « vino de pais de España » comparable au « vin de pays français ». « Des appellations d’origine s’en étaient inquiétées, comme c’est le cas actuellement en France dans le Pays d’Oc », admet Rafael del Rey qui précise que l’idée n’est cependant pas abandonnée.
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