Abonné

En direct de Bruxelles L’Europe verte encore plus verte

- - 2 min

La communication sur « La Pac à l’horizon 2020 » que la Commission européenne doit adopter le 17 novembre sera censée « relever les défis de l’alimentation, des ressources naturelles et des territoires », selon le sous-titre du projet concocté par les services. Très peu prolixe en détails, elle préfigurera les propositions législatives qui doivent être arrêtées en juillet 2011 pour l’après-2013. Les auteurs du document assurent que l’un des objectifs est d’offrir des perspectives économiques aux agriculteurs en maintenant, donc, un premier pilier fort. D’ores et déjà, les organisations professionnelles ont de sérieux doutes sur ce point, puisque l’octroi d’une partie du paiement direct serait obligatoirement conditionné à des critères écologiques renforcés. Mais sans doute un tel « verdissement » est-il aussi nécessaire pour justifier ces aides auprès de l’opinion publique et de certains gouvernements et tenter d’obtenir ainsi pour l’avenir un budget agricole convenable. Convenable, c’est-à-dire, pour être réaliste, de la même ampleur que l’enveloppe prévue pour 2013. Pour le reste, le projet lance quelques pistes. Par exemple, dans le cadre de la politique de développement rural (le deuxième pilier), une « boîte à outils » pour la gestion des risques pesant sur la production et le revenu. Quant au rééquilibrage des forces au sein de la chaîne d’approvisionnement alimentaire, il faudra attendre les propositions que la Commission soumettra le 22 décembre pour le secteur laitier. Et, entre-temps, celle-ci préconisera un rajeunissement de la politique en matière de qualité des produits agricoles, politique non négligeable pour dégager « l’horizon 2020 ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Commission européenne
Suivi
Suivre