Saaten Union prévoit, pour la récolte 2007, une stabilité des surfaces de blé hybride en France, et une légère baisse dans le reste de l’Europe. Le point sur ce marché de niche a été fait à l’occasion de la remise du premier prix du jeu « Hy-Code » organisé pour les hybriculteurs et leurs distributeurs.
Quelque 2 092 agriculteurs et 109 distributeurs ont participé au jeu-concours blé hybride « Hy Code » organisé par Saaten Union. Le gagnant, Damien Lidon, agriculteur dans le Loir-et-Cher, s’est vu remettre le 9 novembre à Châteaudun, au siège de son distributeur Agralys, un quad « Hy-Track », et son agent technico-commercial Daniel Houssard, un GPS. Ce jeu qui s’adressait aux binômes agriculteur/agent technico commercial avait pour but de renforcer la connaissance des avantages et spécificités du blé hybride.
La France cultive près des deux tiers des surfaces européennes
Avec une part de marché de 95 % en France de semences de blé hybride et étant le quasi-seul obtenteur, Saaten Union domine largement ce marché. De fait, le développement de la culture de blé hybride est lié à l’évolution de sa gamme variétale. Après 11 ans de croissance régulière, les surfaces atteignent 110 000 ha en 2006 et restent stables pour la récolte 2007. Les variétés nouvelles – Hysun, Hyscore – compensent tout juste la baisse des plus anciennes – Cockpit, Mercury – malgré une demande supérieure, en partie insatisfaite par manque de semences. Le blé hybride se cultive principalement en Nord-Picardie, puis en région Centre, et dans le Grand Ouest : Bretagne, Vendée. Il est aussi cultivé en Lorraine, Bourgogne et Rhône-Alpes. Saaten Union sélectionne soigneusement ses distributeurs qui doivent disposer d’un service agronomique performant, d’agents technico-commerciaux pointus, et s’engager dès le mois de mai sur leurs commandes de l’automne suivant. L’objectif est de s’assurer du conseil en culture et d’une rentabilité optimale pour l’agriculteur.
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Près d’un tiers des semences est exporté
Toutes les semences sont produites en France, l’agent chimique d’hybridation n’étant homologué que dans ce pays pour l’instant. De là, le semencier allemand exporte dans une dizaine de pays européens : Allemagne principalement, Belgique, Italie, Espagne, Portugal, mais aussi en Pologne, République tchèque et Hongrie. Des 230 000 doses de semences, 66 000 partent à l’export : la France est de loin le premier producteur de blé hybride. Pour les semis 2006, bien que les chiffres soient encore provisoires, le semencier table sur une baisse de l’ordre de 15 % des surfaces dans le reste de l’Europe, pour partie à cause de sa décision d’arrêter la commercialisation en Grande Bretagne par insuffisance de rentabilité, et pour partie en raison d’une baisse des ventes en Allemagne et en Pologne.
Les objectifs pour 2007 prévoient + 15 % en France et la stabilité en Europe. Comme l’explique Guillaume de Castelbajac, directeur général : « L’important n’est pas le volume, mais la rentabilité qui impose une progression mesurée de nouvelles variétés assurant une bonne production de semences ».