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L’huile de palme responsable de près de 40 % de la déforestation de Bornéo

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L’industrie de l’huile de palme a été responsable d’au moins 39 % de la déforestation de l’île de Bornéo entre 2000 et 2018, selon les données que vient de publier le Centre pour la recherche forestière internationale (Cifor). Bornéo – partagée entre Brunei et les principaux producteurs d’huile de palme que sont l’Indonésie et la Malaisie qui représentent à eux deux 85 % de la production mondiale – aurait perdu 6,3 millions d’hectares de forêts entre 2000 et 2018 dont 2,4 Mha à cause de la production d’huile de palme et 1 450 000 ha à cause de l’industrie papetière. L’huile de palme est responsable de 35 % de la perte de forêts dans la partie indonésienne de Bornéo, et de 46 % du côté malaisien. Mais le phénomène semble ralentir : la perte forestière due à l’expansion des plantations d’huile de palme est tombée à 22 % l’année dernière, contre 28,5 % l’année précédente, selon ces mêmes données.

Des mesures pour limiter la déforestation

La Malaisie a récemment adopté une législation visant à plafonner la superficie de la culture du palmier à huile à 6,5 millions d’hectares. Elle s’élevait à environ 5,8 millions d’hectares en 2018.

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Et l’Indonésie a lancé fin 2017 un programme subventionné de remplacement des vieux arbres des petits exploitants par de nouveaux arbres de meilleure qualité. Un objectif de replantation de plus de 2,4 millions d’hectares de palmiers d’ici 2025 a été fixé. Mais ce programme prend du retard et ne devrait être finalisé qu’en 2030. En août 2019 seulement 100 000 hectares étaient replantés. En Indonésie, les petits agriculteurs représentent environ 40 % de la superficie totale cultivée, soit environ 14 millions d’hectares.

L’UE a mis en place en juin un règlement définissant les matières premières destinées à la production de biocarburants à haut risque de changement indirect d’affectation des sols (ILUC) qui vise principalement à limiter le recours à l’huile de palme dans le biodiesel dans l’UE d’ici 2030 (1).

(1) Voir n° 3694 du 27/05/2019