L’ONU et les autorités libanaises ont évalué à plus de 700 millions de dollars (plus de 600 millions d’euros) les dommages et pertes occasionnées au secteur agricole libanais par la dernière guerre entre le Hezbollah et Israël, dans un rapport publié le 11 avril. Le sud du Liban et la Békaa, deux bastions du Hezbollah également réputés pour leur activité agricole, ont été particulièrement touchés par les bombardements israéliens, qui ont endommagé les récoltes et poussé de nombreux agriculteurs à quitter leurs terres. Dans son évaluation des « répercussions du conflit ayant touché le Liban entre octobre 2023 et novembre 2024 », l’Organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dit avoir « mis en lumière l’ampleur des dommages subis par le secteur agricole libanais, estimés à environ 118 millions de dollars, auxquels s’ajoutent des pertes évaluées à 586 millions de dollars ». L’ensemble des filières agricoles est concerné : grandes cultures, élevage, forêts, pêche et aquaculture, relève la FAO. Selon le rapport, les oliviers sont les cultures les plus touchées, avec 814 hectares de vergers brûlés, entraînant 237 millions de dollars de pertes. Près de 5 000 hectares de forêts de pins ont également été endommagés.
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