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Vin L’image du vin reste bonne mais évolue, selon un sondage

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Selon un sondage paru dans Viniflhor infos de février, les Français ont une bonne image du vin. Mais la comparaison avec le même sondage réalisé 10 ans plus tôt, montre qu’ils sont davantage au fait de certaines pratiques œnologiques et plus sensibles aux résidus liés aux traitements de la vigne. Ils refusent l’idée d’un vin industriel. La part de non consommateurs s’accroît.

L’image du vin reste très positive pour les interrogés. Mais l’idée que le vin est un produit « entièrement naturel » est plus mitigée, surtout pour les non-consommateurs (5,6/10). Enfin, la remarque « le vin est un produit dont la fabrication depuis la culture de la vigne jusqu’à la mise en bouteille est une activité polluante » est créditée d’un 4,1/10. La note n’était que de 2,8/10 en 1998. Quelque 38% des répondants considèrent que « avant d’être mis en bouteille, le vin est fait à partir d’un mélange de vins de récoltes différentes, régions différentes » ; et 54% (vs 52% en 1998) que « avant d’être mis en bouteille, le vin est fait à partir d’un mélange de vins de vignes différentes, cépages différents ».

L’ajout de protéines est retenu comme vrai par 12% des personnes (14% en 1998), l’ajout d’acidifiant par 35% (38% en 1998) et l’ajout de sucre par 63% (71% en 1998). Les Français associent moins qu’il y a 10 ans le vin et le tonneau (8 points de moins à 68%). L’ajout de gaz soufré (41% de vrai en 2008 vs 31% en 1998), de levures (45% vs 35%), d’aromatisants (48% vs 32%) et encore plus nettement l’utilisation de copeaux pour donner un goût boisé au vin (59% de vrai en 2008 vs 27% en 1998) sont des pratiques devenues vraisemblables. Enfin, l’affirmation « dans les vins, on trouve les résidus des engrais, fongicides et insecticides, qui ont servi à cultiver la vigne » était considérée comme vrai par 41% des Français en 1998, l’est en 2008 par 67%.

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L’acceptation réservée de nouvelles pratiques à l’avenir

Quid des changements de méthodes de production ? Ils sont souvent rejetés. Ainsi, 50% des Français refusent l’idée que « la production du vin sera entièrement industrialisée » ; 47% que « le vin contiendra des aromatisants ou des conservateurs » et que l’« on chauffera ou réfrigérera le vin pour accélérer sa maturation » ; 54% que « le vin sera fait à partir de raisins issus de la recherche génétique » et 47% que l’« on fera de grands vins avec des mélanges de vins de différentes provenances ». Par contre la proposition « le goût boisé du vin sera obtenu en mettant du bois dans les cuves sous forme de lamelles ou de copeaux », acceptée par seulement 25% des sondés en 1998, l’est en 2008 par 40%. L’item « on ne trouvera plus que du vin bio » convient à 46% d’entre eux en 2008 contre 27% en 1998.