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Boulangerie/stratégie Limagrain affiche ses ambitions dans la boulangerie-pâtisserie

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Le quatrième semencier mondial entend bien consolider sa place dans le peloton de tête du secteur. Son exercice clos au 30 juin,qualifié de « bonne année » par son directeur général Daniel Chéron, passant le cap symbolique de 1,5 milliard de chiffre d’affaires, va dans ce sens. Il nourrit par ailleurs de grandes ambitions dans le secteur de la pâtisserie-boulangerie, dont il est devenu le numéro 3 en France, en tentant de se développer à l’international

Avec le rachat de Jacquet par Brossard en juin dernier, nous sommes devenus le troisième acteur sur le marché français, derrière Harry’s et Pasquier et nous allons continuer de nous consolider pour se rapprocher d’eux et pourquoi pas, devenir leader ». Daniel Chéron ne cache pas les ambitions de son groupe qui a réalisé un chiffre d’affaires de 184 millions d’euros, pour la seule société Jacquet. Cela représente une croissance de 5 %, uniquement due à un effet volume, car la société se trouve confrontée à la grande distribution et n’a pas pu répercuter les hausses des prix des matières premières. Cela sera fait dans le courant de l’exercice actuel et devrait entraîner une hausse des prix de l’ordre de 5 %. A cela s’ajoutera la contribution de Brossard qui a représenté des ventes de 78 millions, sous sa marque et qui s’ajouteront aux 79 millions des ventes réalisées sous la marque Jacquet. Cela permettra à la nouvelle entité de surclasser Kraft/LU (97 millions d’euros) et de se rapprocher de Pasquier (250 millions) et Harry’s (300 millions). Limagrain n’est pas encore présent sur la viennoiserie qui représente un marché de 1,9 milliard d’euros, mais « n’écarte pas totalement l’idée d’y faire son entrée ». Le chiffre d’affaires des deux partenaires de 255 millions se répartit pour 42 % sur leurs marques propres, pour 31 % sur les marques de distributeurs et 12% pour les professionnels (des assembleurs pour sandwichs), tandis que l’export représente 12 % des ventes.

Cap sur l’international
A ce jour, le groupe n’exporte que sur la Belgique mais entend bien faire de l’international un axe de développement. Pour cela, Limagrain compte s’appuyer sur ces produits à marque et parier sur l’innovation. Deux pays sont particulièrement visés par le groupe, le Brésil et les Etats Unis. Dans ce dernier pays, des tests sont actuellement en cours sur des crêpes et pains de mie sans croute. Si les tests sont concluants, une implantation industrielle sera alors envisagée. Cela se fera, soit par une présence en propre, soit par des partenariats avec des industriels locaux.

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