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Stratégie/Résultats Limagrain veut poursuivre l’internationalisation de Jacquet Brossard aux États-Unis

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Lors de la présentation des résultats annuels du groupe semencier Limagrain, son président Jean-Yves Foucault a levé le voile sur les projets à l’international de sa filiale de boulangerie-pâtisserie Jacquet Brossard, révélant que la future cible était, après le Brésil, les Etats-Unis. Un investissement qui entre dans le cadre plus global du groupe qui entend poursuivre ses investissements dans ses trois pôles d’activité, en fonction des opportunités et sans favoritisme.

« Nous sommes actuellement en cours de test d’un nouveau pain de mie sans croute, importé de France, sur le marché américain », a révélé le 15 novembre, lors d’une conférence de presse, le président de Limagrain. Il complétait ainsi l’information livrée en début de mois par Emmanuel Aimond, directeur général de Jacquet Brossard qui avait fait part de futures implantations à l’international, mais sans dévoiler le pays visé (voir Agra Alimentation du 7 novembre). « Nous sommes en phase de tests, a cependant tempéré Jean-Yves Foucault, mais s’ils sont positifs, nous pourrions envisager une production sur place, sans écarter l’idée de le faire via une joint-venture ». Le groupe entend se focaliser pour l’heure sur les Etats-Unis et le Brésil où une seconde ligne de production de pâtisserie sera mise en service en juillet prochain, doublant de 20 000 t la capacité actuelle. Le groupe pour l’instant n’entend pas se lancer dans la viennoiserie, l’objectif actuel étant de consolider l’entreprise. « Nous n’avons pas de grandes inquiétudes pour y parvenir, même dans la conjoncture actuelle qui nous interdit de pêcher par trop d’optimisme, mais Jacquet est dans la même logique de croissance que pour cette année ».
 
Un investissement équitablement réparti
Lors de cette conférence de presse, le groupe coopératif auvergnat a annoncé avoir franchi pour son exercice clos au 30 juin 2013 la barre des 100 M€ de résultat net, avec 109 M€ en croissance de 23,8%. Le résultat opérationnel s'établit à 175 M€ (156 M€ en 2011/2012), pour un chiffre d’affaires en hausse de 8,7% à 1 939 M€. La structure financière du groupe est solide : les capitaux propres (1 128 M€) représentent plus d'un tiers du total du bilan et l'endettement financier net ressort à 639 M€, en diminution de 60 M€.
Cette situation financière solide permet au groupe de soutenir une politique volontariste en matière d'investissements et d'emplois, précise Daniel Chéron directeur général. L'investissement en recherche s'intensifie nettement à 188 M€ (dont 48 M€ en France) contre 165 M€ en 2011/2012. Il représente 13 % du chiffre d'affaires professionnel et atteint 250 M€ en intégrant les collaborations avec les partenaires. « Les investissements dans les outils industriels sont sensiblement équivalents ». Dans les prochaines années l’accent sera sans doute mis sur les ingrédients industriels, « car la mise en marché de nouveaux produits de qualité destinés aux agro-industries rejoint le questionnement de ce que l’on mange pour apporter des réponses qualitatives plus naturelles, notamment dans les pays développés ». La philosophie du groupe demeure cependant d’atteindre un juste équilibre pour les investissements entre les trois grands pôles : semences de grandes cultures, semences potagère et boulangerie, pâtisserie, ingrédients. « Il faut rester en veille pour saisir les opportunités quand elles se présentent », assure Daniel Chéron. En conclusion, son président estime que le groupe « est en train de changer d’échelle, grâce à une stratégie de croissance interne soutenue et de croissance externe ciblée ».
 

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