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Viticulture L’INAO autorise l’irrigation

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Le Comité national des vins et eaux-de-vie, lors de sa réunion des 3 et 4 novembre, a décidé d’autoriser l’irrigation des vignes « en tant que pratique corrective exceptionnelle », a annoncé l’INAO le 9 novembre.

Par cette décision, l’Institut national des appellations d’origine a remis en cause un décret de 1964 qui interdisait d’irriguer les terroirs AOC. Mais ce décret ancien était plus ou moins respecté, selon des membres de l’Inao.

L’irrigation est cependant encadrée. Elle devra « être prévue par un décret propre à chaque appellation et contrôlée », précise l’institut. Elle fera l’objet d’une déclaration des viticulteurs, chaque parcelle irriguée étant identifiée et référencée. Le texte de l’Inao interdit l’irrigation « du 1er mai jusqu’à la récolte » sauf si le décret d’appellation prévoit des dérogations. Celles-ci devront être prises par arrêté sur proposition de l’INAO. Elles pourront porter sur une période allant du 15 juin au 15 août. Pour éviter les dérives, l’institut prévoit que le « rendement agronomique à la parcelle » ne pourra pas dépasser « le rendement de base de l’AOC, sous peine de perdre le droit à l’appellation ».

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Cette décision aurait été justifiée notamment par la sécheresse de 2003 qui a menacé la pérennité de certaines vignes.

La France était la seule à interdire l’irrigation des vignes en Europe. L’Espagne et l’Italie l’autorisent, ce qui suscitait d’ailleurs de fortes critiques des viticulteurs français.