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Négociations de l’OMC L’inconnue américaine

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Le cycle de Doha est en mauvais état, estime Bruxelles. Pour la poursuite des négociations, la principale inconnue est maintenant l’attitude de la nouvelle administration américaine. En attendant, les travaux vont se poursuivre à Genève au niveau technique.

Après l’annulation de la réunion ministérielle envisagée en décembre par le directeur général de l’OMC, Pascal Lamy, la Commission européenne a jugé potentiellement très grave l’état des négociations du cycle de Doha. L’approche qu’adoptera la nouvelle administration américaine constitue maintenant la principale inconnue, a-t-elle estimé lors d’une réunion avec les experts commerciaux des Vingt-sept, soulignant aussi l’incertitude créée par les prochaines élections en Inde.

Dans la phase qui s’ouvre maintenant, et pourrait durer jusqu’au deuxième trimestre de cette année, la Commission compte participer activement aux différents travaux techniques qui vont se tenir à Genève, mais, avertit-elle, il ne faut pas trop s’attendre à des percées ou à des accords partiels. De plus, dans le même temps, l’UE devra se positionner sur le dossier de la banane.

Dans le domaine agricole, les discussions resteront présidées à Genève par l’ambassadeur néo-zélandais, Crawford Falconer. Celui-ci veut continuer à travailler sur la base de son dernier projet de compromis.

Appel de Nicolas Sarkozy à Barack Obama

En visite au Brésil fin décembre, Nicolas Sarkozy a estimé, à propos du cycle de Doha, que « rien ne serait pire que le protectionnisme ». « Mais je pense que la méthode qui a été retenue n’est pas la bonne », a-t-il ajouté.

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« Je pense qu’à un moment donné dans l’année 2009, quand la nouvelle administration américaine sera aux affaires, il faudra que le président Obama prenne des initiatives, que nous nous retrouvions et que nous bousculions les habitudes pour avoir un accord équilibré », a précisé le chef de l’Etat français.

Pascal Lamy seul candidat à sa succession

Le Français Pascal Lamy, 61 ans, ancien commissaire européen au commerce, est le seul candidat à sa succession au poste de directeur général de l’OMC qu’il occupe depuis le 1 erseptembre 2005. Personne d’autre ne s’est mis sur les rangs, alors que les candidatures devaient être déposées au plus tard le 31 décembre.

Le mandat actuel de M. Lamy vient à expiration le 31 août 2009. Sa réélection devrait avoir lieu par consensus des pays membres de l’OMC d’ici le 31 mai.

Le mois dernier, M. Lamy a déclaré que la conclusion du cycle de Doha resterait l’une des priorités de l’OMC en 2009 mais, a-t-il ajouté, celle-ci devra également élargir ses activités pour contrôler les décisions des différents gouvernements en matière commerciale face à la crise et pour garantir le maintien des échanges.