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Politique industrielle L’industrie alimentaire veut « accompagner » les initiatives de la Commission

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La récente communication de Bruxelles, « Une politique industrielle intégrée à l’ère de la mondialisation: mettre la compétitivité et le développement durable sur le devant de la scène », semble satisfaire l’industrie agroalimentaire européenne. Son lobby, la CIAA (Confédération des industries agroalimentaires de l’UE), estime en effet qu’en tant que « pilier important » de l’économie communautaire, l’industrie alimentaire et des boissons ne peut que saluer des initiatives visant à mettre « la compétitivité industrielle au centre de l’arsenal socio-économique et des ambitions politiques de l’Union ».

La Confédération des industries agroalimentaires de l’UE se félicite de la publication de la Commission européenne, « Communication pour une politique industrielle intégrée à l’ère de la mondialisation : mettre la compétitivité et la durabilité sur le devant de la scène », en soulignant qu’une telle initiative ne peut que « renforcer le fonctionnement du Marché intérieur, une priorité clé pour les opérateurs alimentaires à travers toute l’Union ». À la lumière de la réalité politique d’aujourd’hui, précise-t-elle, « le développement d’une politique industrielle qui prévoit une approche plus intégrée de l’élaboration des politiques dans l’Union européenne, pourrait contribuer à réduire le fardeau administratif des opérateurs et anticiper les politiques sur les questions qui affectent la manière dont ils gèrent leurs affaires ». Jesus Serafin Perez, président de la CIAA, s’est plu à indiquer que « les objectifs, les approches et les actions décrites dans le Rapport sur les recommandations du Groupe de haut niveau sur la compétitivité de l’industrie agro-alimentaire » constituent « un point de départ crucial pour le développement d’une politique industrielle de l’UE pour l’alimentation de l’Europe ». Il se dit « ravi de voir que celui-ci agira comme un mécanisme propre à faire avancer les objectifs de compétitivité pour notre industrie ». Selon lui, l’industrie est « impatiente de jouer un rôle actif et positif dans cette nouvelle structure ».

Pour une internationalisation des PME
Dans sa communication la Commission européenne souligne « qu’aujourd’hui plus que jamais, l’Europe a besoin de l’industrie et l’industrie a besoin de l’Europe ». Selon elle, le marché unique, avec 500 millions de consommateurs, 220 millions de travailleurs et 20 millions de chefs d’entreprise, « constitue un instrument clé pour établir une Europe industrielle compétitive ». Le texte de la Commission précise « qu’un emploi du secteur privé de l’UE sur quatre se trouve dans l’industrie manufacturière et au moins un autre emploi sur quatre est situé dans les services connexes qui sont tributaires de l’industrie comme fournisseurs ou comme clients ».
80 % des efforts de recherche et développement du secteur privé sont également à mettre au compte de l’industrie ». Les PME représentent quelque deux tiers des emplois industriels et une large part du potentiel de croissance et de création d’emplois de l’industrie européenne « réside dans la vivacité et le dynamisme de ses PME. Encourager la création, le développement et l’internationalisation des PME doit donc être au cœur de la nouvelle politique industrielle intégrée de l’UE » dit la Commission. A ses yeux, il est essentiel d’accroître la productivité de l’industrie manufacturière et des services associés « afin de soutenir la reprise de la croissance et de l’emploi, de restaurer la santé et la viabilité de l’économie de l’Union européenne et de contribuer au maintien de son modèle social ».

Régler d’urgence les déséquilibres de la chaîne alimentaire
Aux yeux de la Commission « l’ensemble de la chaîne de production alimentaire européenne est entré dans une période d’ajustement en raison des changements intervenus dans les habitudes des consommateurs, de la rareté des ressources, de facteurs démographiques, sanitaires et environnementaux, et des préoccupations des consommateurs concernant la sécurité, la santé et les prix ». Elle rappelle que l’industrie agroalimentaire de l’UE est hautement compétitive et représente 2 % du PNB européen, ainsi que 13,5 % du total des emplois dans l’industrie manufacturière. Il est, dit-elle, « urgent qu’elle s’emploie à résoudre ces problèmes et les déséquilibres dans le rapport de forces entre les producteurs et les distributeurs du secteur agroalimentaire, ainsi qu’à améliorer l’efficacité des structures d’approvisionnement et à faciliter leur restructuration ». A cet effet, la Commission précise qu’elle utilisera toutes les ressources du « Forum de haut niveau sur le secteur alimentaire » pour assurer un meilleur fonctionnement de la chaîne de production alimentaire.

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