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Climat L'industrie des biocarburants assure avoir un rôle à jouer contre les GES

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L'industrie des biocarburants se félicite des conclusions du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat. Deux raisons à cela : l'intérêt des biocarburants pour les communauté rurales est reconnu et surtout la difficulté de mesurer l'ampleur et la réalité du changement indirect d'affectation des sols est soulignée dans leur rapport.

DANS son rapport publié le 13 avril sur les « bioénergies et les moyens de lutte contre le réchauffement climatique », le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) estime que la biomasse agricole peut jouer un rôle dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre, avec, toutefois, des interrogations sur la durabilité de cette production d'énergie (1). Mais ePure, l'association européenne des producteurs d'éthanol, et le GRFA (alliance internationale des carburants renouvelables) se félicitent tout de même des conclusions de ce rapport qui met en lumière l'intérêt de la production des biocarburants qui « peuvent être économiquement bénéfiques, en augmentant et en diversifiant les revenus agricoles et l'emploi rural ». Autre motif de satisfaction pour l'industrie du secteur : le rapport du Giec admet que le changement indirect d'affectation des sols (ILUC) lié à la production de biocarburants est «  très incertain, inobservable, invérifiable, et dépend de la politique appliquée, des contextes économiques et des données utilisées pour sa modélisation ».

Le rapport confirme que des mesures pour lutter contre l'ILUC doivent intégrer des stratégies d'atténuation du phénomène, notamment des mesures de protection des forêts, des politiques et des investissements pour améliorer la productivité agricole, la double culture (deux récoltes annuelles sur une même parcelle), et l'utilisation des terres dégradées et marginales. Le rapport reconnaît aussi que les émissions liées à l'utilisation des terres peuvent être réduites grâce à l'alimentation des animaux avec les co-produits des biocarburants qui se substituent aux importations de protéagineux. « Ces nuances sont malheureusement absentes du débat actuel sur l'ILUC en Europe », regrette ePure.

(1) Voir n° 3444 du 21/04/2014

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(2) Voir n° 3442 du 07/04/2014

Les émissions stagnent en France et baissent aux Etats-Unis

Les émissions de gaz à effet de serre (GES) ont stagné en France en 2012 par rapport à l'année précédente avec 490,1 milliards de tonnes équivalent CO2 émises, contre 490 pour 2011, selon les derniers chiffres du Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique (Citepa). Le transport, essentiellement routier, reste le premier secteur émetteur de GES avec 27,8%, devant l'agriculture avec 20,5%. Depuis 1990 – année de référence –, la France a réduit de 12%, ses émissions, un rythme insuffisant pour parvenir à l'objectif de division par 4 des émissions d'ici 2050. Les émissions de GES aux Etats-Unis ont, elles, diminué de 3,4% en 2012 par rapport à 2011, a indiqué l'Agence de protection de l'environnement (EPA). Le président Barack Obama s'était engagé en 2009 à réduire les émissions de GES des Etats-Unis de 17% au-dessous de leur niveau de 2005 d'ici 2020. Dans ce but un Plan d'action est mis peu à peu en place (2).