Selon un rapport publié le 7 novembre par la Rabobank, l’industrie liée à la pêche et la pisciculture attire de plus en plus investisseurs, fonds de pension et compagnies d’investissement. Avec une production de 90 millions de tonnes de prises en haute mer et 56 millions de tonnes issues de l’aquaculture, cela permet d’assurer 29 % de la production mondiale de protéines destinée à l’alimentation animale et 24 % des protéines pour l’alimentation humaine, incluant les œufs mais sans compter les produits laitiers. Ces proportions sont beaucoup plus importantes dans les pays insulaires comme le Japon ou l’Islande, tout comme dans ceux ayant une large façade maritime, dont la France, l’Espagne ou l’Italie. La Chine consomme pour sa part davantage de poissons de rivière. Elle connaît la plus forte croissance de ce type de protéines et a surclassé désormais l’Europe ou les Etats-Unis pour sa consommation par tête d’habitant. L’Europe est cependant encore considérée comme le marché le plus rentable car les consommateurs demandent les espèces les plus chères. Selon la FAO, les échanges mondiaux de produits de la mer ou de l’aquaculture représentent un marché de 100 milliards de dollars en 2008, ayant connu une croissance de 10 % par an, pour doubler depuis 1998. L’Europe est le premier importateur mondial (25 milliards de dollars), devant le Japon (15 milliards) et les Etats-Unis (14 milliards). Ce marché devrait continuer de se développer, principalement par l’aquaculture, les pêches en mer tendant à être encadrées pour protéger les réserves halieutiques. Les principaux fournisseurs européens sont Royal Greenland, Heiploeg et Alfesca, tout comme le groupe espagnol Pescanova qui développe son aquaculture en Amérique centrale.
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