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Vin L’industrie et le commerce du vin veulent regrouper l’ensemble des acteurs

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La mise en oeuvre de la réforme du marché viti-vinicole européen a été au centre des discussions du Comité européen des entreprises vins (CEEV) (industrie et commerce) qui s’est récemment réuni à Santorini en Grèce, en présence de Mariann Fischer Boel, la commissaire européenne à l’agriculture. Tout doit être fait au niveau national pour éviter une dispersion des efforts et pour rendre le marché européen du vin le plus compétitif possible, ont indiqué les représentants du CEEV.

Le CEEV propose à la Commission européenne de créer un groupe de travail réunissant les professionnels ( producteurs et industrie) et les représentants de la Commission afin d’appréhender ensemble les questions stratégiques concernant la mise en place de la réforme. Ce comité a demandé à Mme Fischer Boel d’inciter les Etats membres à appliquer de façon efficace la réforme afin d’accroître la compétitivité des vins européens. Dans un environnement économique de plus en plus globalisé, il est plus important que jamais d’unir nos forces pour tirer rapidement profit de la nouvelle organisation commune de marché du vin, a expliqué en substance le président du CEEV, Lamberto Vallarino Gancia. Cette réforme, a-t-il encore précisé, doit permettre aux vins européens de répondre à l’attente des consommateurs dans un marché de plus en plus ouvert et difficile.
Evoquant les programmes pour promouvoir la vente des vins, Mme Fischer Boel a estimé que les initiatives ne doivent pas venir seulement des autorités nationales. L’ensemble du secteur doit aussi se mobiliser, a-t-elle indiqué, pour que les fonds consacrés à ces actions soient ciblés vers des projets porteurs.
Par ailleurs, la commissaire européenne a souligné que le programme d’arrachage volontaire des vignes mis en place durant trois campagnes pour une superficie totale de 175 000 hectares dans l’UE rencontre un « succès énorme ». « Les demandes sont le double de ce nous pouvons octroyer », a-t-elle précisé. Une manière détournée de rappeler que son projet initial de supprimer 400 000 hectares, qui avait été vivement critiqué, répondrait peut être mieux aujourd’hui aux préoccupations de certains viticulteurs en difficulté.

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