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Abeilles L’Institut technique apicole est contesté

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L’Institut technique apicole qui a vu le jour à l’automne dernier tenait sa première réunion le 22 janvier. Mais sa composition est contestée par une partie des syndicats apicoles.

La première réunion de l’Institut technique et scientifique apicole (ITSAP), appelé de ses vœux par le député Martial Saddier dans son rapport d’octobre 2008, devait se tenir vendredi 22 janvier à Paris. Mais un certain nombre d’organisations apicoles, notamment l’Unaf (Union nationale de l’apiculture française) et le SNA (Syndicat national d’apiculture), contestent la légitimité de cette instance. Le 21 octobre 2009, le CNDA (Centre national de développement apicole), réuni en assemblée générale, a procédé à une modification des statuts de cette association pour devenir Institut technique et scientifique de l’apiculture et de la pollinisation ou ITSAP-Institut de l’abeille.

La présence des industriels de l’agrochimie décriée
Pour le 22 janvier, l’Unaf appelait à une manifestation des apiculteurs à Paris pour un autre institut. Dans un communiqué, le principal syndicat d’apiculteurs dénonce « les nouveaux statuts du « CNDA/Institut Technique », qui ont été adoptés lors d’une assemblée générale ne comprenant aucune représentation de l’Unaf, du SNA ou de la FNOSAD (Fédération nationale des organisations sanitaires apicoles départementales) notamment ». « Procéder comme l’a fait le CNDA en créant par lui-même une structure à laquelle sont adhérents de plein droit, des membres qui n’ont approuvé ni les statuts ni les principes qui les gouvernent, constitue une violation de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales », poursuit l’organisation. Le SNA aussi regrettait ce passage en force dans une lettre adressée au ministre de l’Agriculture le 10 novembre. L’Unaf s’oppose par ailleurs à la présence au sein des organes dirigeants de l’institut de l’Union des industries de la protection des plantes (UIPP).
Joël Schiro, président du Syndicat des producteurs de miel de France, qualifie cette situation de « psychodrame comme l’apiculture en est coutumière ». Mais il estime que, malgré ses détracteurs, l’Institut devrait fonctionner et « c’est une bonne nouvelle ». Il faut espérer que les professionnels parviennent à se mettre d’accord, car la situation sanitaire du cheptel demande des moyens de recherches conséquents.

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