Abonné

Union européenne L’Irlande finalise les derniers points techniques de la réforme de la Pac

- - 3 min

Les travaux du Comité spécial agricole se poursuivent sur les questions techniques de la réforme de la Pac qui restent encore en suspens, comme la reconnaissance des organisations de producteurs et l’instrument de stabilisation des revenus. Des compromis semblent avoir été trouvés. Les discussions vont maintenant pouvoir se concentrer sur les points les plus sensibles de la réforme.

L’Irlande, qui préside l’UE depuis début janvier, a repris les négociations sur la réforme de la Pac là où les avait laissées, la présidence chypriote au mois de décembre (1). En l’absence de cadre financier pluriannuel, elle a avancé, lors du Comité spécial agricole (CSA) du 4 février, sur les derniers points « techniques » pouvant être finalisés sans budget (2).
Concernant le règlement OCM unique, les États membres ont accepté le compromis proposé par la présidence sur la question des organisations de producteurs (OP). Malgré l’opposition de certaines délégations (dont la France, l’Espagne et l’Italie), il a été convenu que la reconnaissance des OP, des associations d’OP et des interprofessions se ferait sur une base volontaire sauf pour les secteurs où cela est déjà obligatoire (fruits et légumes, lait). Dans sa proposition de réforme, la Commission européenne se prononce pour une reconnaissance obligatoire des OP mais de nombreux États membres y sont farouchement hostiles (3). L’article établissant comme une condition préalable à la reconnaissance des OP le fait qu’elles ne se trouvent pas en position dominante a été supprimé, même si certains ont exprimé des réticences comme le Danemark et le Royaume-Uni. Mais, pour la présidence irlandaise, c’est l’abus de position dominante qui doit être sanctionné comme le prévoit l’article 102 du traité européen.

Vers un compromis sur l’assurance revenu

Toujours dans le cadre du règlement OCM unique, les États membres sont tombés d’accord pour renforcer la possibilité d’apporter des aides d’État aux exploitations apicoles « défavorisées par des conditions structurelles ou naturelles ou relevant de programmes de développement économique, à l’exception des aides accordées pour la production ou le commerce ».
Enfin, les discussions du CSA ont également permis d’avancer sur la gestion des risques et l’instrument de stabilisation des revenus proposés dans le cadre du règlement développement rural. Une grande majorité de délégations a estimé que le mécanisme de calcul du seuil de 30% (fixé par les règles de l’Organisation mondiale du commerce) de pertes sur une base annuelle (par exploitation ou par culture) à partir duquel un soutien peut être accordé était suffisamment flexible. L’Irlande devait donc présenter le 11 février un texte de compromis sur ce dispositif.

(1) Voir n° 3379 du 24/12/2012
(2) Voir même numéro
(3) Voir n° 3378 du 17/12/2012

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

organisation commune de marché
Suivi
Suivre