La Confédération paysanne voit dans le projet de loi d’orientation agricole (LOA) une « fuite en avant » du gouvernement, qui « utilise les vieilles recettes du passé […] au profit de quelques-uns et au détriment du plus grand nombre ». À ses yeux, « le volet ajouté au lendemain de la colère paysanne multiplie les régressions : affaiblissement du droit pénal de l’environnement, accélération de la destruction des haies, facilitation des projets de méga-bassines, d’élevages industriels et de fermes usines aquacoles ». Le Collectif Nourrir rejette un projet de loi qui se caractérise par « des reculs environnementaux importants – notamment en facilitant l’arrachage de haies, le développement d’élevages industriels et les méga-bassines ». Pour la FNH, si la transition agroécologique est récurrente dans le texte, « les mesures concrètes pour la mettre en œuvre sont presque inexistantes et certaines d’entre elles entraînent même un retour en arrière ». WWF estime que le projet de loi « s’attache à renouveler les générations en agriculture mais en omettant le renouvellement des pratiques ». Agir pour l’environnement dénonce un texte qui « consacre une trajectoire d’industrialisation et de négation de l’urgence environnementale, cédant à toutes les exigences cyniques des syndicats productivistes ».
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La Coordination rurale rejette pour sa part la création du GFAI qui « livre les terres agricoles à la spéculation foncière en ouvrant la voie à l’investissement capitaliste dans des foncières ». Par ailleurs, le syndicat s’oppose à une LOA qui « va coûter plusieurs centaines de millions d’euros » d’argent public par an, entre création de France Service agriculture, recours « massif » à des experts, mobilisation de « milliers d’heures de travail » avec le contrat territorial (formation), mise en place du diagnostic modulaire, etc.