Face à l’accroissement des risques naturels et sanitaires, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) recommande dans un rapport sur le « Renforcement de la résilience de l’agriculture face à des risques multiples », publié le 1er septembre, d’élaborer une nouvelle approche de la gestion de ces risques agricoles mêlant prévention, investissements et fonds assurantiels. Ces dernières années les catastrophes naturelles et les maladies végétales et animales émergentes (peste porcine, verdissement des agrumes, la bactérie Xylella fastidiosa pour les oliviers…) se multiplient. Pour y faire face, l’OCDE explique que cette reconceptualisation exige des acteurs publics et privés une prise de conscience globale de l’ensemble de ces risques afin qu’ils mettent en place en amont des mesures qui réduiraient leurs impacts. Par exemple, des investissements dans la prévention et l’atténuation des risques ou en encore l’octroi d’une aide en cas de catastrophe naturelle. Par ailleurs, l’institution recommande aux gouvernements d’adopter des approches participatives pour définir les cadres de gestion des risques et de veiller à ce que toutes les parties prenantes soient conscientes et comprennent leurs responsabilités dans ce domaine. Des investissements ciblés dans les biens publics seront également nécessaires, indique l’OCDE, afin de renforcer les capacités des agriculteurs à gérer les risques actuels et d’améliorer leur adaptation face à l’évolution constante des risques. Enfin, les agriculteurs devraient aussi, précise le rapport, investir dans leurs propres capacités de gestion des risques, par exemple en améliorant l’esprit d’entreprise et le capital humain ou en diversifiant la production et leurs sources de revenus. De telles actions leur permettraient ainsi d’accroître leur résilience à tous les types de risques.
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