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Colloque L’œuf de demain sera enrichi

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A l’occasion du colloque à l’initiative de l’IEC (International Egg Commission) à Paris les 12 et 13 avril 2010, les professionnels de la filière des œufs sont venus du monde entier afin de réfléchir ensemble à la préparation de la décennie 2010-2020. Conclusion : l’œuf des années à venir sera enrichi pour en améliorer les qualités nutritives.

Les œufs de ces dix prochaines années seront-ils si différents de ceux que nous consommons à l’heure actuelle ? Si l’on en croit les travaux de prospective révélés par les professionnels de la filière, les 12 et 13 avril 2010 à Paris à l’occasion du colloque organisé par l’IEC (International Egg Commission), les œufs et ovoproduits pourraient être davantage enrichis en nutriments et produits en plus grande quantité afin de satisfaire la demande.

Améliorer les qualités nutritionnelles de l’œuf
Outre les Omega 3, les coquilles de demain pourraient recouvrir une multitude de nutriments supplémentaires. « A l’avenir, on pourrait voir un ovoproduit qui aurait encore plus de protéines. Cela serait bénéfique pour les personnes âgées et les sportifs », explique le Dr Don Mc Namara, directeur de Eggs for Health consulting. L’œuf de la nouvelle décennie 2010-2020 devrait avoir encore d’autres propriétés : comme par exemple celle d’être enrichi en lutéine (permettant de réduire les risques de cataractes, de dégénérescence maculaire et de cancers) et en vitamines. « Une marque aux Etats-Unis a déjà réussi à améliorer un œuf en augmentant la quantité de vitamine E, de vitamines D (quatre fois supérieure), de lutéine (+40%) et en omega 3 (trois fois supérieure). » Et ce n’est pas tout. « Les œufs seront aussi enrichis en choline, qui permet le maintien des membranes des cellules, réduit la progression d’Alzheimer et permet d’améliorer la mémoire. » Reste à savoir si ces pistes de recherche dépassent les simples annonces marketing et s’appuyent sur des bases scientifiques et médicales. Car à hautes doses par exemple, la choline peut provoquer des troubles gastro-intestinaux. D’autre part, en 2003 des chercheurs ont prouvé l’inutilité d’une hausse de choline en cas de maladie d’Alzheimer.

Renforcer la traçabilité des œufs et ovoproduits
Mais outre la qualité nutritionnelle des œufs, c’est aussi en termes de production que les professionnels de la filière recherchent des solutions d’avenir. « La demande va augmenter de 50% d’ici 2030 selon les experts, explique Bernard Vallat, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE). L’intensification de la production ne pourra donc pas être évitée au niveau mondial. C’est un fait. » Et ce avec les risques que cela pourrait entraîner, notamment en ce qui concerne la traçabilité. « Tout le monde veut savoir ce qu’il consomme, explique Joost Van Loon, directeur général de l’entreprise d’ovoproduits Weko aux Pays-Bas. Certaines évolutions sont en cours, mais ce n’est pas encore officiel. Le nouveau système de traçabilité va permettre de retrouver l’origine de tous les produits (liquide, poudre etc.) grâce à un code imprimé sur le produit et l’emballage du produit. » Outre la traçabilité, le bien-être animal, les produits fonctionnels, l’empreinte carbone sont autant de données sur lesquelles les entreprises multinationales travaillent à l’heure actuelle afin de préparer la décennie à venir.

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