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Loi d’avenir : la concertation en régions précisée par les chambres

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Pour nourrir le projet de loi d’orientation et d’avenir, les chambres d’agriculture veulent faire remonter des initiatives locales via les concertations en régions.

« Faire remonter des initiatives du terrain » : c’est l’objectif de la concertation en régions organisée par les chambres d’agriculture pour préparer la loi d’orientation et d’avenir, a indiqué Sébastien Windsor, président de Chambres d’agriculture France (ex-APCA), lors d’une conférence de presse le 11 janvier. Afin de « sortir des débats philosophiques sur les modèles d’agriculture », l’élu normand souhaite que chaque région aboutisse à une liste d’une dizaine d’initiatives « pragmatiques et duplicables » pour chacune des thématiques du projet de loi (installation-transmission, formation, transitions). Des solutions « expérimentales, existante ou à imaginer », précise-t-il, pour répondre à des questions comme « comment favoriser le portage du foncier ? », « comment aider les jeunes dont le projet n’est pas assez mûr ? » ou « comment moderniser ls points accueil installation ? »

M. Windsor vise une conclusion des concertations régionales pour la mi-mai, afin que « la fin des débats nationaux soit consacrée à la prise en compte des remontées du terrain ». Dans les régions, des échanges ont démarré entre chambres et administration ; les concertations commenceront « début février » avec une « réunion plénière de lancement en format CoreAMR » (commission régionale de l'économie agricole et du monde rural). Ce même format sera convoqué en fin de concertation pour « valider les projets qui seront remontés au niveau national ».

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« La tâche devant nous est colossale »

Le président de Chambres d’agriculture France a prévenu contre « le risque de multiplier les structures qui accompagnent les jeunes sans avoir un niveau d’exigence minimal ». Selon lui, la tentation pourrait être forte pour des structures en concurrence de « dire à un jeune que son projet est parfait ». « En tant qu’établissement public, les chambres d’agriculture ont la responsabilité de faire évoluer les projets présentés », affirme M. Windsor. « Aujourd’hui, les chambres gèrent la grande majorité des dossiers d’installation », poursuit l’élu, avec « 52 000 porteurs de projet accompagnés depuis 2018 ». Mais dans les prochaines années, avec la moitié des fermes gérées par un exploitant de plus de 55 ans, « la tâche devant nous est colossale ». Afin de renouveler les générations d’agriculteurs, « on a besoin d’aller chercher les jeunes et tous les gens intéressés par l’agriculture, y compris en reconversion professionnelle ». Une perspective qui « rend l’accompagnement encore plus complexe », avec notamment « un besoin d’investir dans les références technico-économiques ».

L’APCA ne veut pas « multiplier les structures d’accompagnement »