À l’approche de la concertation sur la loi d’orientation et d’avenir, dont le lancement est prévu le 7 décembre, la FNSEA avance déjà ses idées. Le syndicat, comme toutes les parties prenantes (organisations agricoles, associations de consommateurs, grande distribution, société civile, organisations de développement et d’accompagnement des transitions) participe à la phase initiale de réunions thématiques jusqu’au 5 décembre. Sa présidente Christiane Lambert défend la liberté d’entreprendre. Une ligne directrice que la FNSEA compte voir dans le « pacte de renouvellement et d’avenir pour l’agriculture », dont la rédaction est prévue en avril pour un démarrage à la fin du premier semestre 2023. À ses yeux, l’objectif du pacte est de « partager avec l’opinion publique, les maires, les conseillers départementaux, qui vont oser dire qu’on a besoin d’agriculture ». La société réclame une alimentation de proximité, alors elle doit « accepter qu’à la campagne, il y ait des fermes », soutient Christiane Lambert, navrée « des oppositions, à chaque fois qu’un bâtiment d’élevage, un méthaniseur veut voir le jour ». La FNSEA appelle au « courage de dire : oui, pour avoir de l’alimentation il faut produire en France ». Son combat vise à « laisser les agriculteurs se développer ». Christiane Lambert explique vouloir « un pays d’initiatives et de liberté d’entreprendre, pas un pays sclérosé qui n’est que réglementation sur réglementation ».
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Les premières réunions plénières sont l’occasion de « pousser une juste appréhension du contexte », mêlant défis démographique, économique, de résilience, transition, vitalité du territoire, selon elle. « Un nouveau défi est le sens du métier. Les nouveaux installés en agriculture veulent un métier de sens, de création, de liberté d’entreprendre. »