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Bien-être animal L’OIE adopte des normes internationales pour la production de bovins à viande

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La 80e assemblée générale de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) se tenait à Paris du 20 au 25 mai. Au troisième jour de l’AG, Bernard Vallat, directeur général de l’OIE, a annoncé l’adoption à la quasi-unanimité de normes internationales de bien-être animal pour le système de production de bovins à viande.

«Ce matin, nous avons adopté à la quasi-unanimité les normes internationales pour la production de bovins à viande », a déclaré Bernard Vallat, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), à l’occasion de la 80e assemblée générale de l’OIE qui se tenait à Paris le 23 mai. Au terme de la matinée de travail du 23 mai, un seul pays s’est opposé à l’adoption de ces normes de bien-être animal dans leur forme définitive. La majorité au deux tiers suffisait. Les normes ont été officiellement adoptées le 25 mai dernier. Des normes pourtant difficiles à faire accepter au regard de la diversité des modes de production de viande bovine dans le monde. Entre élevage intensif et élevage extensif, les différences sont grandes, et tout particulièrement en termes de bien-être animal. La définition de trois systèmes de production a été la base du travail des experts de l’OIE. Ainsi, ont été distingués les systèmes intensifs, les systèmes extensifs et les systèmes semi-intensifs. Les normes proprement dites sont fondées sur des indicateurs mesurables. À titre d’exemple, on peut citer l’accélération du rythme respiratoire, les comportements stéréotypés, le taux de morbidité, la déshydratation, le gain pondéral ou encore le pourcentage de chute. Dans le cadre de sa nouvelle stratégie européenne pour le bien-être animal pour la période 2012-2015, l’Union européenne souhaite également créer des indicateurs « objectifs » du bien-être des animaux (1).

Pas d’obligation

Si les membres de l’OIE s’engagent à en respecter les normes, ils n’y sont, a priori, pas contraints. Néanmoins, Bernard Vallat rappelle que s’agissant des normes de santé animale, elles sont prises en compte par l’OMC (Organisation mondiale du commerce) pour réglementer les échanges internationaux. Aussi les normes de santé animale mises en place par l’OIE sont-elles rendues obligatoires dans le cadre de l’OMC. Les positions sont différentes s’agissant des normes de bien-être animal qui, elles, n’ont pas été « reconnues » par l’OMC. « Les normes de bien-être animal de l’OIE ne peuvent pas faire l’objet de contentieux à l’OMC, contrairement aux normes sanitaires par exemple », explique Bernard Vallat. Par ailleurs, il rappelle que des discussions sur des normes internationales de bien-être animal avaient échoué dans la filière volaille en 2011. Difficile de mettre d’accord les 178 pays membres de l’OIE donc, mais pas impossible.

(1) Voir n° 3334 du 23/01/2012

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