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Union européenne Londres demande à Bruxelles « plus d’ambition » pour réformer la Pac

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Le Royaume-Uni estime que le budget de la Pac devrait être fortement réduit après 2013 et que les ressources encore disponibles devraient être utilisées essentiellement pour renforcer la compétitivité du secteur par le biais de la politique de développement rural.

Dans une lettre accompagnant la réponse de Londres à la communication de la Commission européenne sur l’avenir de la Pac, Caroline Spelman, la secrétaire d’Etat britannique chargée de l’environnement, de l’alimentation et des affaires rurales, demande au commissaire à l’agriculture, Dacian Ciolos, d’être « plus ambitieux » en investissant davantage dans la compétitivité du secteur via le deuxième pilier et de « tenir compte suffisamment » de la difficile situation économique en procédant à des coupes budgétaires.
Souhaitant que la Commission étudie de plus près l’option 3 de sa communication – « abandon progressif des mesures de soutien au revenu et de la plupart des mesures de marché » – Mme Spelman estime que celle-ci « est le moyen de construire une vraie compétitivité ».

Contre le plafonnement et le verdissement des aides

Dans sa réponse, le Royaume-Uni s’oppose au plafonnement et au verdissement des paiements directs envisagés par Bruxelles, les jugeant contre-productifs au regard de la compétitivité. Il considère qu’introduire un élément vert dans le premier pilier de la Pac n’apportera pas de bénéfices environnementaux aussi importants que ceux qui peuvent découler de paiements ciblés et du développement de technologies innovantes dans le cadre du deuxième pilier.
De même, Londres se prononce contre l’instauration d’un niveau minimum de paiements directs pour les petites exploitations, affirmant qu’un tel dispositif inciterait en fait celles-ci à rester petites et freinerait donc la consolidation du secteur.
En définitive, le gouvernement britannique souhaite que le premier pilier de la Pac devienne un instrument transitoire, tandis que seraient déployés des outils pour encourager la compétitivité des agriculteurs et réduire leur dépendance aux subventions. Il plaide aussi pour l’utilisation de prêts et de nouvelles formes d’assurance, les filets de sécurité devant, selon lui, rester une mesure de « dernier ressort ».

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