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Forêt « L’ONF n’est pas menacé », assure le DG de l’établissement, Pascal Viné

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La privatisation de l’Office national des forêts évoquée dans une note de travail du ministère des Finances ne se fera pas, assure le directeur général de l’établissement, Pascal Viné. Il estime par ailleurs que la forêt française a besoin d’investissements pour mieux mobiliser le bois.

«Non, nous ne sommes pas menacés », assure Pascal Viné, directeur général de l’Office national des forêts qui présentait mardi 26 avril à la presse le contrat d’objectif Etat-ONF pour la période 2012-2016 tourné vers le développement durable. Une note de travail de Bercy, qui avait circulé, laissait entendre que le gouvernement envisageait de privatiser certains services de l’ONF. Mais, a indiqué Pascal Viné, « nous travaillons avec les communes forestières sur la manière dont leur financement pourrait évoluer ». Aujourd’hui ce financement de 140 millions d’euros provient pour 25 millions d’une taxe perçue par l’ONF sur les ventes de bois provenant de ces forêts communales et pour 120 millions d’une dotation de l’État. « L’Etat s’interroge sur ce système d’autant que ce sont les communes qui exploitent leur bois qui paient », regrette le directeur de l’ONF.

Besoin d’investissement

Pascal Viné en appelle quand même à l’Etat pour stimuler la production : « On ne pourra pas produire plus, sans un minimum de financement, surtout pour la forêt privée » (voir encadré). Des investissements sont en effet nécessaires pour la plantation mais également dans des infrastructures pour aller chercher le bois dans des zones où il est peu exploité (en montagne par exemple). L’ONF estime pour sa part, entre les forêts domaniales (1,8 million d’hectares) et communales (2,8 millions d’hectares) dont il a la charge, pouvoir augmenter de 10% à 30 sa production. Dans les forêts domaniales, près de 7 millions de m3 supplémentaires pourraient être produites, tandis que sur les surfaces communales, la production pourrait grimper de 10,5 à 11 millions de m3. « Au de là, nous sommes limités par notre objectif de gestion durable de la ressource », précise Pascal Viné.

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