À l’invitation des organisations professionnelles, la préfète coordinatrice du Plan loup Fabienne Buccio s’est rendue le 21 juillet à La Mure-Argens (Alpes-de-Haute-Provence) à la rencontre des éleveurs touchés par la prédation. Pour cette première visite de terrain depuis sa nomination en janvier, la représentante de l’État a choisi le département le plus "prédaté". Accompagnée de Jean-Paul Celet, le préfet référent sur la politique du loup, elle y a rencontré une soixantaine d’éleveurs. « Tous les thèmes ont été abordés, notamment les difficultés de mise en place et les problèmes de trésorerie liés aux mesures de protection », rapporte Claude Font, élu de la FNO (éleveurs d’ovins, FNSEA) en charge du loup, présent à la visite. « La préfète était vraiment à l’écoute. Et les éleveurs ont dit les choses avec force et respect, sans aucun débordement ni agressivité », note-t-il.
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La deuxième partie du déplacement a été consacrée à une réunion avec les organisations professionnelles sur le Plan loup 2024-2029. Comme le précise Claude Font, « nous nous sommes concentrés sur notre revendication principale : l’amélioration du protocole de tirs », à travers la fusion des tirs de défense simple et de défense renforcée. Le syndicalisme majoritaire souhaite « pouvoir bénéficier de tirs à plusieurs tireurs dès la première attaque sur la commune », résume l’éleveur. Dans le cadre actuel, ces tirs « renforcés » ne peuvent intervenir qu’après trois attaques en 12 mois sur le même troupeau. « Il faut garder une certaine gradation dans l’intervention », prévient-il toutefois, au risque d’introduire une « faiblesse juridique » dans le dispositif. La FNO attend un « arbitrage politique de Matignon » et une présentation du Plan loup pour le prochain Groupe national loup, le 4 septembre.