À travers un texte réglementaire, l’exécutif compte « simplifier et accélérer la délivrance des autorisations de tirs » de défense contre le loup, ont indiqué les ministères de l’Agriculture et de la Transition écologique le 14 septembre. La Rue de Varenne a fixé l’objectif d’avoir « un louvetier prêt au bout du champ au plus tard 72 h après une attaque ». Toutefois, les tirs de défense simple et de défense renforcée ne seront pas fusionnés comme le demande le syndicalisme majoritaire, afin de « garder une gradation » dans la réponse.
Le futur plan national d’actions (PNA) prévoit notamment de « renforcer la protection des troupeaux », de « mobiliser les louvetiers » (formation, accès aux lunettes thermiques pour les tirs), ou encore de mettre en place un accompagnement psychologique pour les éleveurs prédatés. Le PNA « donnera un an à l’OFB » pour plancher sur une nouvelle méthode de comptage. Le but ? Aboutir à une « méthode robuste, précise, simple, avec un seul chiffre par an », afin de « recréer de la confiance », espère le ministère de la Transition écologique. Fin juin, l’effectif de loups avait été annoncé à 906 individus en sortie d’hiver 2023, puis réévalué à 1 104 canidés en septembre, créant une polémique.
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Cette future méthode de comptage sera pensée pour pouvoir comparer les populations au niveau européen, et donc servir de base à un éventuel changement de statut, comme évoqué par la présidente de la Commission européenne. Si le loup venait à devenir une espèce « protégée » (annexe V de la directive Habitats) et non plus « strictement protégée » (annexe IV), sa gestion passerait d’une logique de conservation (plafond de prélèvements de loups en situation d’attaques) à une logique de régulation (quota de prélèvement).