Conscients qu’il sera difficile de faire accepter à la Commission européenne une révision du statut de protection des grands carnivores dans l’UE, et du loup en particulier, la Slovénie avec le soutien notamment de la France et de la Finlande, devait présenter, le 19 décembre à l’occasion de la réunion des ministres de l’Environnement de l’UE à Bruxelles, une note demandant un assouplissement de la législation en vigueur. « Dans les cas où il est évident qu’une certaine population a un statut favorable avec une tendance positive stable et n’est pas considérée comme menacée, nous pensons qu’il n’y a aucune raison d’appliquer un système de dérogation strict. Nous invitons donc la Commission et les États membres à étudier les moyens d’utiliser la directive Habitats de manière à ce que les mesures de gestion puissent s’appliquer » à ces populations dont le nombre dépasse le seuil d’acceptation sociale. Conformément à la directive Habitat, les États membres doivent, tous les six ans, faire rapport sur l’état de conservation des différentes espèces, dont le loup. Ce processus devrait être finalisé à l’automne. Mais à ce stade, selon des données partielles disponibles, le loup « n’est pas encore en état de conservation favorable dans la plupart des évaluations » faites par les États membres, constate Bruxelles (1).
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(1) Voir n° 3721 du 16/12/2019