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OMC L’UE interrogée sur ses exportations de sucre

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Plusieurs partenaires commerciaux considèrent que l’UE ne respecte pas ses engagements de limitation des exportations de sucre subventionné. Cette question a été soulevée à l’OMC, de même qu’ont été discutées des dispositions d’autres pays dans les secteurs du blé, du riz et de l’horticulture.

L’UE a été accusée de dépasser ses engagements à l’exportation de sucre subventionné (1,37 million de tonnes par an) lors de la réunion du 14 novembre du comité de l’agriculture de l’OMC. Elle s’est défendue en expliquant que les licences d’exportation délivrées chaque année respectent la limite, même si les livraisons de certaines quantités débordent sur les années suivantes.
Le Brésil, l’Australie, la Thaïlande, la Colombie, l’Argentine et la Chine ont rétorqué que les engagements de l’UE s’appliquent aux quantités effectivement livrées sur une année donnée, et non pas aux licences qui sont octroyées. Ils ont affirmé que les chiffres d’Eurostat, l’Office statistique européen, montrent que la limite est dépassée.

Blé ukrainien, riz, produits horticoles

Au cours de cette réunion, l’Australie, l’UE, le Japon, les États-Unis et la Corée ont indiqué qu’ils s’inquiétaient encore d’une éventuelle restriction des exportations de blé de l’Ukraine, même si ce pays a affirmé qu’il n’en était pas question.
Par ailleurs, la Thaïlande a été questionnée, notamment par les États-Unis, sur son programme de soutien du prix du riz. Il lui a été demandé notamment comment elle pourra compenser ce prix – qui est supérieur de 40 % au prix mondial selon Washington et le Pakistan – sans recourir à des subventions à l’exportation.
De son côté, le Costa Rica a souligné qu’il était en train de réformer son système de soutien pour le riz, mais qu’il n’était pas encore en mesure d’en maintenir le niveau dans les limites auxquelles il s’est engagé à cause d’un arrêt de sa cour administrative. Des préoccupations ont été exprimées à ce propos par les États-Unis, l’Australie, le Canada et le Pakistan. Enfin, l’Indonésie a été sollicitée à propos de différentes dispositions qu’elle a instaurées à l’importation pour les produits horticoles. La Nouvelle-Zélande, les États-Unis, la Thaïlande, la Corée, l’UE, le Canada et les Philippines ont fait part de leurs inquiétudes à ce sujet.

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