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L’UE à l’offensive sur les barrières sanitaires à l’OMC

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L’UE a fait part, lors de la réunion des 16 et 17 mars à Genève du comité de l’OMC sur les mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS), de ses préoccupations à l’égard de barrières sanitaires qui, selon elle, entravent de façon injustifiée ses exportations de produits animaux.

Elle a ainsi questionné la Chine sur la suspension, depuis 2012, de ses importations de produits bovins et matériel génétique européens liée au virus de Schmallenberg ainsi que sur ses restrictions à l’importation touchant la viande de volaille de l’UE du fait de la grippe aviaire.

Sur le premier point, la Chine a répondu que le virus peut aisément se propager d’une région à l’autre et que ses mesures de protection ne sont pas en contradiction avec les règles de l’OMC puisque celui-ci ne fait pas encore l’objet de normes internationales.

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Sur le second point, la Chine a expliqué qu’il s’agissait d’une mesure de précaution pour prévenir l’introduction de la maladie sur son territoire, tout en faisant part de son intention de continuer à discuter du sujet avec l’UE.

La Russie et l’UE se sont affrontés, lors de la réunion, sur la peste porcine africaine, la première se demandant si les mesures prises par la seconde pour contenir la maladie sont suffisantes. L’UE n’a pas voulu faire durer le débat puisque le dossier est actuellement traité à Genève dans le cadre de la procédure de règlement des différends.

L'UE a également interrogé la Chine et la Corée sur leurs restrictions à l’importation liées à la peste porcine africaine, ces deux pays soulignant qu’ils veulent éviter l’arrivée de la maladie sur leur territoire et comptent accélérer leur évaluation du risque.