L'UE est devenue en 2013 le premier exportateur mondial de produits agricoles, passant devant les Etats-Unis dont les ventes à l'international se sont tassées. Ce sont principalement les céréales qui ont tiré les exportations européennes vers le haut.
EN 2013, l'UE est devenu le premier exportateur mondial de produits agroalimentaires selon les données publiées le 20 juin par la Commission européenne. Les exportations agricoles et alimentaires de l'UE ont en effet continué à croître, atteignant une valeur de 120 milliards €. L'UE devance les États-Unis (115 milliards d'euros), le Brésil (65 Mrd €), la Chine (36 Mrd €), le Canada (34 Mrd €) et l'Argentine (30 Mrd €). Si la croissance des exportations européennes a été plus faible que les années précédentes (+5,8%, contre +12% en 2012 et +17% en 2011), dans le même temps, les États-Unis ont connu une baisse de la valeur de leurs exportations agricoles à 115 Mrd € en 2013, contre 117 Mrd € en 2012 (après une croissance de +11% en 2012 et +14% en 2013) et les autres principaux exportateurs mondiaux de produits agroalimentaires (le Brésil, le Canada et l'Argentine) ont juste maintenu la valeur (en euros) de leurs exportations en 2013. La Chine a de son côté enregistré une croissance de 3,9%.
Les céréales tirent les exportations
Alors qu'elle repose habituellement sur les produits à haute valeur ajoutée, la croissance des exportations de l'UE en 2013 est principalement attribuable aux produits de base, et notamment le blé et l'orge vers les pays du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord qui ont contribué à 38% de cette hausse. Au total, les céréales qui avaient connu une diminution des exportations en 2012, ont enregistré un bond de 47% en valeur atteignant 8,5 Mrd €. A l'inverse, les spiritueux et liqueurs qui continuent de représenter la part la plus importante de produits exportés (10 Mrd €), ont vu leur valeur reculer de 1,6% par rapport à 2012. Les vins et vermouth suivent de près, avec 9,1 Mrd € de ventes en hausse de 1,3%.
En termes de destination, malgré une faible progression en 2013 (+1,9%) les Etats-Unis restent le premier partenaire commercial, avec une part de 13% des exportations de l'UE. Les marchés qui se sont le plus développés sont la Chine (+19,7%) et l'Arabie Saoudite (+20,4%). Ensemble, la Chine (6,1%) et Hong Kong se sont ainsi hissées au niveau de la Russie, deuxième importateur d'agroalimentaire européen avec une part de 10% (+4,8%). Les exportations vers le Japon ont chuté de 2,3% et représentent 4,2% de la part de l'UE.
L'agroalimentaire représente 7% des exportations totales de l'UE, en quatrième position derrière la machinerie, les produits chimiques et pharmaceutiques.
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Le Brésil perd des parts de marché
Et avec un volume de 102 milliards d'euros de produits importés, l'UE est aussi restée le premier importateur mondial en 2013, devant les États-Unis (84 milliards €), la Chine (84 milliards €), le Japon (46 milliards €), la Russie (28 milliards €) et le Canada (26 milliards €). Ces importations de l'UE sont restées à peu près stables (-0,4%), le solde net des échanges agricoles de l'UE a donc atteint un excédent de 18,5 Mrd €. Le produit le plus importé par l'UE en 2013 est resté le café, bien que sa part ait diminué de 8,9% par rapport à 2012 à 7,2% (7,4 Mrd €). Les autres principaux produits importés sont les tourteaux de soja (7,2 Mrd €), les graines de soja (5,6 Mrd €) et l'huile de palme (4,5 Mrd €). Les augmentations d'importation les plus fortes ont été enregistrées par les pommes et poires (+39% en valeur et +33% en volume), les noix (+21% en valeur et +12% en volume), le maïs (+30% en valeur et +33% en volume), et l'alcool éthylique (+11% en valeur et +6,3% en volume).
« L'ÉLIMINATION des droits de douane à l'importation et autres obstacles tels que les politiques fiscales discriminatoires, la protection insuffisante de la propriété intellectuelle ou les procédures douanières complexes doivent être abordés par l'UE à travers la conclusion d'accords de libre-échange ambitieux avec nos principaux partenaires commerciaux », a demandé Paul Skehan, directeur général de spiritsEUROPE (lobby européen des producteurs de spiritueux) lors d'une rencontre avec le commissaire européen au commerce, Karel de Gucht, le 25 juin. En 10 ans, les exportations européennes de spiritueux ont doublé, atteignant 10 milliards €. Et le secteur voudrait encore les augmenter au cours des cinq prochaines années. En moyenne, les taxes (droits de douanes, TVA…) représentent plus de 55% du prix payé par les consommateurs pour une bouteille de spiritueux. spiritsEUROPE appelle donc le nouveau Parlement européen et la Commission à continuer à mener la politique actuelle de libéralisation des échanges commerciaux.
Le Brésil reste le premier exportateurs de produits agricoles vers l'UE (13%), mais continue à perdre des parts de marché au profit des États-Unis, qui représentent désormais 10% (contre 8% en 2012). L'Argentine et la Chine couvrent tous les deux 5% des importations européennes, tandis que l'Indonésie, la Suisse, la Turquie et l'Ukraine représentent chacun 4%.