Lors de l’assemblée générale de l’UFS (Union française des semenciers), les professionnels ont rappelé que la France, premier exportateur mondial de semences, doit aussi faire face aux exigences sociétales croissantes. Dans l’immédiat, elle demande 6 mois pour pouvoir écouler les stocks de semences traitées aux néonicotinoïdes, cette classe de molécules interdites.
«L’interdiction de trois molécules néonicotinoïdes pour le traitement des semences entrera en vigueur au 1er décembre 2013 », a rappelé Patrick Dehaumont, directeur général de l’alimentation, lors de l’assemblée générale de l’Union française des semenciers (UFS) à Paris, le 5 novembre. Décidée en mai 2013, cette interdiction a des conséquences pour la filière semences française. « Il y a un stock de 30 millions d’euros de semences traitées que nous ne pouvons pas vendre », explique Régis Fournier, nouveau président de l’UFS élu lors de l’AG. Il ajoute que la reprise des discussions avec les pouvoirs publics sera le premier chantier de son mandat. « Nous demandons six mois supplémentaires pour écouler les stocks », poursuit-il. Pour rappel, l’interdiction d’utiliser les trois molécules néonicotinoïdes a été décidée en avril dernier pour une durée de deux ans par la Commission européenne. L’autre revendication de l’UFS concerne l’impossibilité d’une expérimentation de plantes OGM en plein champ, « impossibilité tristement illustrée en juillet dernier par le non-renouvellement et la destruction par l’Inra de l’essai mené depuis cinq ans dans le Loiret sur des peupliers génétiquement modifiés », selon les termes de l’ancien président de l’UFS, Francis Desprez. L’UFS montre du doigt « l’incapacité structurelle du comité économique, éthique et social du HCB (Haut conseil des biotechnologies) à atteindre un consensus sur quelque question que ce soit ».
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