Après Paris, Jennifer Cohen Solal, initiatrice du « meilleur gâteau du monde », souhaite diffuser sa pâtisserie dans d’autres grandes villes du monde. Sa création, signée par quatre pâtissiers renommés, est disponible uniquement en ligne et peut être livrée en 2 heures dans la capitale. La start-up compte lancer une levée de fonds auprès de business angels.
Sonder les consommateurs pour savoir quel serait le meilleur gâteau à leurs yeux, c’est la démarche adoptée par Jennifer Cohen Solal pour mettre au point l’Ultime. « 1 800 personnes ont été interrogées, puis nous avons réuni des groupes de travail pour cerner précisément les attentes des consommateurs », explique la chef d’entreprise parisienne, spécialiste du marketing digital. Après plusieurs mois de travail, et un cahier des charges incluant des contraintes strictes de coût, de réalisation et de facilité de transport, Jennifer Cohen Solal a soumis l’idée à quatre pâtissiers qui se sont portés volontaires pour relever le défi. Et pas des moindres puisqu’il s’agit de chefs renommés et médiatisés pour certains d’entre eux : Yann Couvreur, Arnaud Lahrer, Gilles Marchal et Eddie Benghanem. « En juin, nous avons fait goûter le gâteau à 600 personnes, avant d’apporter les derniers ajustements et le lancer après du grand public le 13 septembre », détaille Jennifer Cohen Solal.
« La livraison très rapide en deux heures dans Paris répond à une demande forte des jeunes consommateurs que nous visons en priorité, tout comme un prix accessible », explique la fondatrice de l’Ultime. Le gâteau est proposé à 40 euros (4/6 personnes) ou 52 euros (6/8 personnes), auxquels s’ajoutent 4,90 euros de livraison.
Pour son lancement, Jennifer Cohen Solal a décidé de s’appuyer autant que possible sur des partenaires : le chocolat a été mis au point par Valhrona, le design par l’agence Servaire & Co, la livraison (à pied et en transports en commun) est effectuée par Urb-it et la fabrication par un pâtissier partenaire en Ile-de-France dont le nom n’est pas dévoilé. Quant aux chefs, ils sont rémunérés en royalties en fonction des ventes.
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Démocratiser la pâtisserie
Depuis le lancement, l’Ultime est commandé environ 1 000 fois par mois, mais le seuil de rentabilité est déjà atteint dès 200 commandes par mois, assure Jennifer Cohen Solal. En 2020, elle prévoit d’atteindre un rythme mensuel moyen de 1000 à 1500 commandes par mois. Le développement ne viendra pas d’une extension de la livraison à la France entière, difficile actuellement pour des raisons de transport. L’Ultime compte davantage sur l’offre destinée aux clients professionnels (gâteaux personnalisés pour les fêtes de fin d’année), une extension de la marque vers des produits d’épicerie sucrée ou encore des collaborations ponctuelles avec d’autres chefs pâtissiers. Les États-Unis et l’Asie sont des pistes de développement qui pourraient se concrétiser fin 2020 ou début 2021, en implantant l’Ultime dans des grandes villes et en s’appuyant sur la renommée des pâtissiers français.
Pour assurer la concrétisation de ces développements, Jennifer Cohen Solal compte lancer une levée de fonds auprès de business angels afin de mobiliser 500 000 euros. La jeune société pourrait ainsi renforcer son équipe (actuellement trois personnes), investir dans l’amélioration de son site et en communication, et concrétiser son déploiement à l’international.