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Santé animale Lutter contre l’antibiorésistance, priorité pour la santé des élevages du monde

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L’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) a tenu une conférence de presse à Paris le 8 janvier pour rappeler les priorités pour 2013 : bien-être animal et antibiorésistance y tiennent une place de premier rang.

«La première conférence mondiale sur l’antibiorésistance organisée par l’OIE se tiendra à Paris du 13 au 15 mars », a annoncé Bernard Vallat, directeur de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), lors d’une conférence de presse qui se tenait à Paris le 8 janvier. L’antibiorésistance reste pour 2013 une des priorités retenues conjointement par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’OIE et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), tout comme la rage et les grippes animales. Rappelant que « les antibiotiques sont en libre circulation dans plus de 100 pays », Bernard Vallat a souligné la portée mondiale du problème : « L’utilisation des antibiotiques est incontournable dans le monde, mais elle doit être contrôlée ». Il s’agit en particulier du contrôle des importations, de la distribution et de la production des antibiotiques. « Que les pays européens développent des politiques pour lutter contre l’antibiorésistance, c’est une réaction très saine. (…) », certifie le directeur de l’OIE. Par contre, la répartition des ressources destinées à prévenir l’antibiorésistance doit aller vers les pays pauvres. « Si on ne fait rien dans les pays pauvres, ce qu’on fait dans les pays riches ne servira à rien », soutient-il.
Par ailleurs, des avancées ont été réalisées sur les premières normes internationales de bien-être animal en matière de modalités de production. Adoptées en 2012 pour les bovins de boucherie, les travaux sont en cours, notamment en production de poulets de chair et en production laitière bovine. Pour les bovins de boucherie, les normes portent par exemple sur l’accélération du rythme respiratoire, les comportements stéréotypés, le taux de morbidité ou encore le pourcentage de chute. Pour rappel, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) prend en compte un certain nombre de règles pour déterminer les distorsions de concurrence (aides publiques, santé animale…). Les normes de bien-être mises en place par l’OIE sont une première étape et engagent les membres de l’OIE. Néanmoins, elles ne sont pas obligatoires et ne peuvent pas faire l’objet de contentieux à l’OMC.

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